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Open GDF-Suez Paris (WTA): Bartoli et Kerber se retrouveront demain en finale

février 11th, 2012 · 66 Comments · Non classé

[Photos: Marine Andrieux]

La finale de l’Open GDF-Suez opposera demain Angelique Kerber à Marion Bartoli. Dans un premier temps, la N°1 française s’est imposée face à Klara Zakopalova en deux temps (76 60), tandis qu’Angelique Kerber a dû ferrailler pour s’offrir la première finale de sa carrière, en dominant Yanina Wickmayer (67 63 64).

« Si elle avait continué à jouer comme cela, je n’aurais rien pu faire ». Voilà les mots de Marion Bartoli après sa demi-finale, Klara Zakopalova dominait son sujet lors d’une première demi-heure enlevée. Vive, rapide et entreprenante, la joueuse tchèque prenait alors de vitesse Bartoli pour se détacher 5-2 15-40. Mais une fois raté le coche, contre une adversaire qui a mis du temps à se mettre en action après son marathon de la veille contre Vinci (« j’avais mal aux articulations »), Klara Zakopalova, comme (trop) souvent, a progressivement dégoupillé, en refusant le bras de fer du fond de court. Contre une fille du Top 10, cela ne peut pas passer, et Bartoli a ainsi pu finir en roues libres.

Par la suite, Kerber a mis plus de temps à se débarrasser de la combattive Wickmayer, mais ses hauts et bas ont failli lui coûter cher. Plus complète techniquement que sa rivale du jour, l’allemande aurait probablement pu s’imposer en deux manches si elle n’avait pas autant rechigné à aller de l’avant, y compris en fin de partie. Mais à chaque fois qu’elle a déroulé son tennis, la joueuse allemande a montré sa supériorité, notamment lorsqu’elle a remonté son handicap de 3-1 dans la dernière manche. Wickmayer elle aussi peut déplorer son manque d’allant au filet, mais elle est trop restée sur sa ligne de fond de court. Son insistance à vouloir éviter à tout prix le coup droit adverse était par ailleurs un schéma trop stéréotypé : Kerber a ainsi pu trouver un très bon rythme en diagonale avec son revers. Dommage par ailleurs que la belge ne soit pas davantage montée, car ses rares montées ont été des réussites.

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Open GDF-Suez Paris (WTA)/ Marion Bartoli en cure de jouvence

février 10th, 2012 · 21 Comments · Non classé

[Photos : Marine Andrieux]

Entrée en lice réussie hier soir pour Marion Bartoli, victorieuse de Petra Martic en deux manches (75 61). Un score qui ne reflète pas l’âpreté de la résistance de la jeune joueuse croate, tant les jeux ont été serrés du début à la fin de la rencontre.

Tendue en début de match, et en manque de rythme (son dernier match en compétition remontait à son 3ème tour de l’Open d’Australie), la N°1 française s’est peu à peu livrée physiquement, et a fini par user une adversaire véloce mais qui manque de tonicité musculaire pour tenir le choc face à des Top 10.

« J’aime bien la surface » a expliqué Bartoli après la rencontre. « Les balles arrivent à bonne hauteur pour moi (rires). Sinon, je trouve que les slices y sont efficaces, mais finalement, s’il y a bien un effet qui ne prend pas trop, ce sont les lifts, cela gicle peu ici ». Par ailleurs, pas d’appel du coach-papa pendant le match : « Désormais, je ne l’appelle qu’en cas d’extrême nécessité. Il veut que je sois plus indépendante sur le court, parce qu’en Grand Chelem, on n’y a pas droit ».

J’ai interpellé Bartoli sur les incidences de la tension qu’elle peut parfois ressentir (moins de traversée de balle, de gain de terrain sur le court et de puissance générée), en lui demandant d’une part si elle partageait ce constat, et si oui, comment elle parvenait à dépasser cela ? « Alors tout d’abord … Vous avez une très belle manucure, j’aime beaucoup (NB: Mes ongles sont peints en jaune et noir) (rires)! Après, vous avez raison, c’est une bonne observation, mes coups font moins mal dans ce genre de configuration, et dans un match comme aujourd’hui, il faut bien s ‘appliquer à garder un bon rythme au niveau du jeu de jambes pour se trouver le mieux placée possible pour avoir un bon plan de frappe. Après, une fois qu’on est en rythme, on est plus relâché, et ma balle peut retrouver de la puissance ».

Pour le reste, cela faisait un petit bout de temps que je n’avais pas parlé à Bartoli avant cette semaine à Coubertin, et je trouve qu’en quelques mois, la métamorphose est totale. Dans le passé, elle a toujours été très cordiale, professionnelle et intéressante au sein de ces réponses, mais aujourd’hui, en plus de cela, tout son langage du corps est vraiment plus détendu, plus serein. Et j’ai pu constater une véritable émotion à chaque fois qu’elle évoquait  ses fans (notamment son fan-club sur Facebook)ou le public en général: j’ai rarement vu une joueuse aussi sensible et en demande de soutien, ou d’attention. Autant dire que Coubertin est pour elle une véritable cure de jouvence.

Au prochain tour, c’est Roberta Vinci qui l’attendra de l’autre côté du filet. « Je trouve qu’elle a un jeu relativement similaire à Martic, mais avec moins de puissance ». Méfiance toutefois si Vinci parvient à suffisamment s’installer au filet …

Par ailleurs, Yanina Wickmayer a sorti la jeune Christina McHale (62 75) au terme d’un match que j’ai guère pu suivre. Elle aura une revanche à prendre ce soir contre Mona Barthel, qui l’avait étrillée en finale d’Hobart le mois dernier (61 62).

En marge du tournoi, sachez qu’Aravane Rezai a annoncé qu’elle s’entraînerait de nouveau à l’académie Mouratoglou.

Matthieu Barbarin, à Coubertin

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Open GDF-Suez Paris (WTA)/ Roberta Vinci: « Il faut avoir confiance en soi pour aller au filet »

février 9th, 2012 · 4 Comments · Non classé

[Photos: Monique Fillippella]

TenFem: Vous et Bethanie avez des jeux très offensifs, très similaires, et la dernière fois que vous vous êtes affrontées, c’est elle qui a pris le dessus. Qu’avez vous fait de différent cette fois ?

Roberta Vinci : J’ai été encore plus agressive qu’elle. D’une part, parce que c’est mon style de jeu naturel d’aller au filet, et d’autre part, parce que je déteste moi-même affronter des joueuses qui montent à la volée (rires). Après, je trouve le court relativement lent en comparaison du Court N°1, mais les conditions indoor me conviennent de toute façon très bien en général.

TF: Vous n’avez pas été perturbée par la blessure de votre adversaire ?

RV: Non, on a toutes l’habitude de ce genre de moments, cela n’a pas du tout été un facteur de déconcentration.

TF: Au début de votre carrière, vous faisiez surtout du double … Pensez-vous que vous auriez été une joueuse différente sans ces années passées quasi exclusivement dans cette discipline ?

RV: Oui, certainement ! Non seulement ç’a m’a aidé à faire la transition en simple, mais ça a façonné mon style de jeu, j’ai gagné en certitudes. Il faut avoir confiance en soi pour aller au filet.

TF: Aujourd’hui, la plupart des joueuses rechignent à aller au filet, alors que vous êtes la preuve vivante que cela peut fonctionner, puisque vous avez atteint votre meilleur classement l’an dernier en intégrant le Top 20 …

RV: Elles vont peu au filet, mais elles font aussi assez peu de variations d’effets, et pourtant, c’est quelque chose de plus facilement intégrable que le jeu au filet. Je ne pense pas que les choses vont changer, du moins à moyen terme, sur ce que je vois tout au long de l’année !

TF: Pour une joueuse de votre statut, on a l’impression qu’il manque encore un grand coup en Grand Chelem: vous n’avez encore jamais dépassé le 3ème tour. Quelles en sont les raisons ? Mauvais tableaux ? Blocage mental ?

RV: Par exemple, le mois dernier, je prends Zheng Jie au 2ème tour qui était en pleine confiance, et qui n’était pas du tout gêné par mon jeu. Même sur mes slices, elle se régalait ! Dans le passé, ne serait-ce qu’à Wimbledon, je perds sur des Kvitova, Serena Williams, Clijsters … En bref, je ne suis pas souvent gâtée non plus (rires). Mais sur le plan mental, aucun problème, je suis complètement relax, il faudra juste que je profite de la moindre opportunité.

TF: Au prochain tour, un match éventuel contre Marion Bartoli se profile, devant son public. Quelques mots sur cette rencontre ?

RV: Elle est N°7 mondiale, elle est agressive à sa manière, ce sera un bon match à jouer dans ces conditions. Tactiquement, je pense que je peux la gêner avec mes variations, et qu’elle  n’aime pas trop ça. Il y aura une carte à jouer.

TF: Pour finir, qu’est-ce qu’on peut souhaiter à Roberta Vinci en 2012 ?

RV: D’aller aux Jeux Olympiques, et de gagner deux médailles ! En plus ce sera sur gazon, je ne peux pas rêver mieux !

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Par ailleurs, Angelique Kerber et Monica Niculescu ont offert un tennis très agréable au public parisien, avec le succès final de l’allemande (63 46 63), qui est montée plus qu’à l’accoutumée au filet. « Je n’y suis même jamais autant allé de toute ma carrière ! » a elle dit en riant quelques minutes après la rencontre. Une attitude très positive, car elle a continué dans cette perspective malgré le nombre élevé de points perdus dans ce secteur face à une Niculescu toujours aussi créative et pugnace.

Quant à Pauline Parmentier, elle n’a pu faire illusion que par moments au cours de la première manche contre Mona Barthel. Plus en confiance, et guère gênée par une adversaire qui décrochait bien trop vite de sa ligne, la joueuse issue des qualifications a pu jouer dans un fauteuil (63 60). J’ai évoqué avec Parmentier sa difficulté à coller à sa ligne de fond de court, et lui ai demandé si elle travaillait, ou si elle comptait le faire, sur la possibilité de prendre la balle plus tôt, plus proche du rebond. En précisant que lorsqu’elle avait le temps contre des joueuses comme Medina-Garrigues, ça passait, mais que face à des filles comme Barthel qui rentre dans le court avec plus de précocité dans ses frappes, c’était » nettement plus délicat. « Ah oui, je suis d’accord! Parce que par exemple, mon coup droit est assez puissant, mais ça ne sert à rien de le frapper deux mètres derrière ma ligne, c’est sûr. Là, je n’avais pas de solution. Aucune. Et la piste à suivre, c’est certain, c’est de prendre la balle plus tôt. Bonne analyse ! ». Rappel : retrouvez l’interview de Barthel réalisée lundi un peu plus loin dans le blog.

Je n’ai en revanche pas eu l’occasion de voir Klara Zakopalova battre Tsvetana Pironkova en deux petites manches (60 63). La tchèque, pourtant peu convaincante en Australie, se refait une santé, et affrontera demain Julia Goerges en 1/4 de finale. Zakopalova n’a encore jamais atteint une demi-finale d’un tournoi de cette catégorie.

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Open Paris GDF-Suez (WTA)/ Christina McHale: « Contre Wickmayer, il faudra que j’avance davantage »

février 9th, 2012 · 3 Comments · TEF ACTU

[Photos : Monique Filippella]

Christina McHale est à 19 ans l’un des espoirs les plus prometteurs du tennis américain, qui plus est après la progressive descente aux enfers de Melanie Oudin. Elle disputait hier la première rencontre de sa carrière à l’Open GDF-Suez de Paris, avec une victoire difficile sur la la tenace Varvara Lepchenko (64 75). McHale défiera ce soir Yanina Wickmayer en fin de programme sur le Central.

Il lui faudra faire mieux que mercredi pour déstabiliser la joueuse belge. Dotée d’un tennis consistant, et d’un tempérament serein, Christina McHale a toutefois encore du mal à décoller de sa ligne de fond de court pour aller vers l’avant. Contre Lepchenko, elle a eu toutes les peines du monde à terminer les points. « C’est drôle, c’est exactement ce que mon coach vient de me dire ! Tu devrais m’entraîner ! (rires). Mais oui, je suis d’accord, c’est primordial d’améliorer mon secteur offensif, c’est même incontournable si je veux franchir un cap. J’en suis consciente, et le match d’aujourd’hui est un rappel. En tout cas, contre Wickmayer, je n’aurai pas le choix, il faudra que j’avance davantage ! ».

McHale est du genre réservée, et semble avoir autant la tête sur les épaules que sur les courts. Là où Oudin avait explosé sur la scène médiatique après un 1/8ème de finale à Wimbledon, puis surtout un 1/4 de finale à l’US Open, la désormais N°2 américaine a travaillé dans l’ombre et franchi des paliers avec une régularité de métronome. En 2011, après un premier trimestre compliqué, elle est passée de la 110ème à la 42ème place mondiale, en glanant quelques scalps de prestige, notamment un succès sur Caroline Wozniacki à Cincinnati, et des victoires sur Marion Bartoli (US Open), ou Svetlana Kuznetsova ( à deux reprises). Une aisance qui s’exprime sur toutes les surfaces. « Je n’ai pas énormément joué sur gazon, mais c’est vrai que je ne suis pas en délicatesse avec une surface en particulier. Je préfère quand même un bon dur américain, c’est là-dessus que j’ai grandi. »

Tout cela l’a conduite à être membre toute naturelle de l’équipe de Fed Cup, notamment le week-end dernier contre la Biélorussie, durant lequel elle a remporté ses deux simples. A t-elle bénéficié des conseils des soeurs Williams pendant la semaine d’entraînement ? « En fait, c’était la première fois que je rencontrais Serena, et on a joué ensemble toute la semaine. Elle ne m’a pas donné de conseils en particulier, mais j’ai beaucoup appris en l’observant se préparer, en la regardant jouer. C’était précieux ».

Une expérience d’évidence profitable, et elle en aura bien besoin selon ses propres dires. « Il faut quand même souligner que physiquement, le rythme est très dur à tenir sur le circuit. Il va falloir que j’apprenne de chaque rencontre, et que je parvienne à utiliser chacune d’entre elle pour devenir plus forte, sur tous les secteurs. Et je ne veux surtout pas entendre parler d’objectif de classement, ça ne m’intéresse pas ! Je suis en train de me développer. »

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Open Paris GDF-Suez (WTA) / Monica Niculescu: « Martina Hingis m’a toujours beaucoup inspirée »

février 8th, 2012 · 2 Comments · Non classé

[Photo : Monique Filippella]

Monica Niculescu a l’habitude des matchs à rallonge, et ce n’est pas son premier tour contre Gajdosova à Paris qui nous a contredit. La N°1 roumaine a dominé Jarmila Gajdosova en trois manches tendues (61 46 64) et affrontera demain au second tour Angelique Kerber. Tempétueuse sur le terrain, Niculescu s’est en revanche montrée très ouverte et disponible en one-to-one  après à cette victoire. Interview.

TenFem: Voilà encore un match serré bien négocié, surtout que la puissance de Gajdosova n’est pas évidente à contenir…

Monica Niculescu : Oui, sa balle me faisait mal après la première manche, elle a commencé à jouer plus long et plus fort, mais j’avais suffisamment de confiance en moi pour laisser passer l’orage et m’accrocher du mieux que je pouvais.

TF: Il y a eu des moments de frustration à certains moments de la partie, et vous montrez en général beaucoup d’émotions sur le terrain. Vous considérez cela comme une force ou une faiblesse ?

MN: Oh, très clairement une force, j’aime beaucoup et j’ai besoin de m’exprimer sur le terrain. Je suis dans une bulle, et je sais que mes encouragements sont positifs pour mon jeu.

TF: Vous avez clairement franchi un cap en 2010, en intégrant le Top 35. Qu’est-ce qui a été déterminant pour passer à la vitesse supérieure ?

MN: Tout d’abord, j’ai eu nettement moins de blessures : j’avais eu des blessures récurrentes aux abdominaux et au poignet gauche. Maintenant que je me sens à 100%, je suis plus sûre de moi. Ensuite, j’avais pris l’habitude de perdre énormément de matchs très serrés qui auraient pu faire basculer les choses plus rapidement en ma faveur sur le long terme. Et quand j’ai progressivement commencé à les gagner, cela a tout changé.

TF: Il y a eu un match en particulier qui a marqué un avant et un après ?

MN: Je dirais ma victoire sur Li Na à Beijing (NB:64 60 au 2ème tour, avec une demi-finale à la clé). Je me suis sentie tellement forte ce jour là que depuis ma confiance s’est décuplée. Quelque part, même mon 1/8ème de finale à l’US Open quelques semaines avant ce match n’a pas eu le même impact.

TF: Et quelle est la priorité aujourd’hui en terme de jeu ? Vous sentez vous capable de faire mieux ?

MN: Il faut que je progresse en seconde balle. C’est mieux sur la première, mais j’ai encore pas mal d’inhibition en général au service. Cela date de mes blessures récurrentes aux abdominaux, et j’ai toujours des craintes à forcer dans ce secteur du jeu. Je sais en tout cas qu’il va falloir dépasser cela. C’est ce que j’ai déjà essayé de faire à l’inter-saison !

TF: Justement, comment vous êtes vous préparée cet hiver ?

MN: Je suis restée en Roumanie, à la maison. Alors oui, c’était des conditions indoor, et ce n’est pas l’idéal pour l’Australie, mais pour moi, rentrer chez moi est toujours une priorité dès que je peux le faire, parce que je suis sereine dans ces conditions là, et cela me donne un surplus d’énergie d’avoir mes proches autour de moi. C’est d’ailleurs pour ça qu’ensuite, j’ai fait deux tournois de préparation en Janvier avant Melbourne pour essayer de me réadapter à l’outdoor … et à la chaleur ! Les conditions d’entraînement à Bucarest sont correctes, et la plupart du temps, je me suis préparée avec Irina Begu.Même si je n’ai la possibilité de passer qu’une seule journée chez moi, je la saisis !

TF: On parle beaucoup de l’exhibition des légendes avec Navratilova, Seles, Hingis et Mauresmo qui aura lieu ce dimanche à Coubertin. Vous même aviez-vous une joueuse que vous admiriez en particulier ?

MN: Oui, Martina Hingis ! Elle m’a toujours beaucoup inspirée, et d’une certaine manière, je trouve que nos jeux se ressemblent, avec pour but de réfléchir à faire déjouer nos adversaires. Et elle a été N°1 mondiale si jeune ! La manière de frapper ses balles est unique. Chez les hommes, j’admirais André Agassi, mais dans une moindre mesure.

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  • Dans les autres rencontres de la journée, Christina McHale a battu (poussivement) Varvara Lepchenko (64 75). Toujours ce potentiel intéressant chez la jeune américaine, mais il va falloir être moins timide dans ses initiatives : elle a eu beaucoup de mal à décoller de sa ligne aujourd’hui (même Lepchenko s’est fait davantage violence qu’elle pour aller au filet, chose suffisamment rare pour être soulignée). Interview de Mc Hale à suivre demain sur TenFem.
  • Par ailleurs, Roberta Vinci a assuré l’essentiel pour sortir Simona Halep (64 64) sur un court 1 frigorifié, et affrontera Bethanie Mattek-Sands, tombeuse de Kristina Barrois (76 62). Un choc offensif qui annonce quelques promesses.
  • Abandon de Jill Craybas contre Yanina Wickmayer (6-1 abandon), en raison d’une blessure au dos. Elle pourra se consoler avec son chèque 4.850$ que lui confère sa place de Lucky Loser…
  • Je ne vais pas faire long pour Pauline Parmentier (son match va être longuement commenté de par son statut de française). Match de qualité très moyenne lors de sa victoire sur une Anabel Medina-Garrigues à court de forme. Parmentier, qui est apparue pétrie de courbatures en conférence de presse (cuisses, muscles fessiers), ne partira pas favorite, loin s’en faut, contre Mona Barthel, mais l’essentiel est là : elle grappille des points pour les Jeux Olympiques.

Matthieu Barbarin, à Coubertin

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Open Paris GDF-Suez (WTA) / Chanelle Scheepers: «Je vise le Top 20, et j’aurai mes chances contre Sharapova »

février 8th, 2012 · 7 Comments · Non classé

chanelle scheepers

[Photo: Monique Filippella]

Ce soir, Chanelle Scheepers sera sous les feux des projecteurs à l’Open GDF-Suez, puisqu’elle affrontera Maria Sharapova en session de nuit à 19h sur le court Central, pour le compte du second tour.  La russe bénéficie d’un bye, tandis que Scheepers a largement dominé une Polona Hercog très négative et défaitiste (62 62).

Cette joueuse sud-africaine est arrivée à maturité sur le tard, car ce n’est qu’à 27 ans qu’elle est parvenue à intégrer le Top 100, puis le Top 50, suite au premier succès WTA de sa carrière à Guangzhou en fin d’année dernière (avec une balle de match sauvée au second tour contre Hsieh Su-Wei, et un marathon de plus de 3 heures contre Maria Kirilenko en 1/2 finale). Les progrès ont été lents mais réguliers depuis 2006, et son parcours démontre que l’on peut vraiment s’épanouir sur le circuit sur le tard. Il y a tout de même eu un déclic notable, avec un 1/8ème de finale à Roland-Garros en 2010, en sortant des qualifications, et seulement battue par Elena Dementieva. « Ce résultat m’a beaucoup encouragé, et a conforté mon choix d’avoir un nouvel entraîneur, Roger Anderson. C’est avec lui que je travaille depuis 18 mois, et j’ai réussi à améliorer des tas de choses : mon service est plus puissant, je suis plus affûtée que par le passé, j’arrive à mettre plus de poids dans la balle en coup droit, et surtout, j’ai pris en confiance en moi grâce à tout ce labeur! ».

Pour ceux qui ne la connaissent pas, Scheepers est une adversaire qui ne lâche rien : consistante au fond de court, particulièrement côté revers, elle évolue surtout dans un registre de contreuse, et se régale dans les phases de cadence. Ce qu’elle a parfaitement ajouté à son jeu ces derniers mois, c’est une nouvelle faculté à créer le jeu avec des coups droits bombés, quitte à parfois finir ses points des volées liftées. Impensable il y a quelques années. Et en montant au classement, elle a de plus en plus d’opportunités pour se frotter à la crème du tennis mondial : ses tombeuses en 2012 se nomment Serena Williams, Li Na et Svetlana Kuznetsova. « Ca va être un match excitant contre Sharapova, et je sais que j’aurai mes chances. Je vais jouer sans pression. Je me rapproche des meilleures joueuses : j’ai encore fait trois sets contre Li à Sydney, de nouveau trois sets sur Kuznetsova à Melbourne, c’est de mieux en mieux ».

A propos de Top Players, c’était aussi l’occasion de lui demander si Amanda Coetzer, ex N°3 mondiale, a eu une influence ou non sur sa carrière. « Ce qui était inspirant, c’était de voir qu’elle avait réussi en démarrant d’un petit village en Afrique du Sud, et d’une certaine manière, cela m’a montré qu’il ‘était possible d’arriver à devenir une joueuse de tennis professionnelle moi aussi, puisque je viens aussi de la même région et du même milieu social qu’elle. Donc une telle réussite a eu un impact sur moi, c’est certain. J’ai grandi en la regardant jouer, et lorsque je suis arrivée sur le circuit, elle était sur le point de prendre sa retraite peu de temps après, donc je n’ai pas pu vivre cela de l’intérieur ».

Maintenant qu’elle flirte avec le Top 40, elle indique que son objectif est d’intégrer le Top 20 pour la fin d’année. « Mais après, je ne mets pas de pression là-dessus, si ça vient plus vite ou plus tard, ce sera bien aussi. Cela prendra le temps qu’il faudra ! ». Une déclaration cohérente avec son parcours : Scheepers n’est pas du genre pressée, et le temps lui a jusque là donné raison.

Matthieu Barbarin, à Coubertin

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Open GDF-Suez (WTA): Pironkova regrette le manque de surfaces rapides ; Questions-Réponses avec Kerber

février 7th, 2012 · 2 Comments · Non classé

[Photo : Monique Filippella]

Comme annoncé tout à l’heure, Li Na n’a pas pu terminer sa rencontre tout à l’heure contre Tsvetana Pironkova. Belle aubaine pour cette dernière, qui jouera jeudi la gagnante de la rencontre qui opposera Medina-Garrigues à Parmentier. J’ai pu lui parler quelques minutes avant sa conférence de presse, et lui demander si elle n’était frustrée du ralentissement des surfaces , vu que son jeu s’épanouit particulièrement bien sur surfaces rapides:« C’est vrai, mon style de jeu est bien plus à son avantage dans des conditions indoor ou sur gazon. En plus, même si on joue la plupart du temps sur dur, il faut quand même préciser que ce sont des durs assez lents, donc parfois, c’est un peu frustrant. Mais on ne peut rien y faire, donc c’est à moi de m’adapter à toutes les circonstances de jeu ».

Pour le reste, vu le peu de timing, je n’ai pas trop eu l’occasion de développer davantage. Sachez qu’elle a changé de préparation hivernale … « mais je ne veux pas révéler mes petits secrets d’entraînement ! Je peux dire que tout y est passé : tennis comme fitness ». A titre personnel, je n’ai jusque là pas noté de changements particuliers en compétition, y compris aujourd’hui, où elle a péché par passivité dans le premier set seulement remporté 76, après avoir mené 5-0… Mais la saison va être longue, et son deuxième tour est plus qu’abordable cette semaine à Paris.

[Photo : Marine Andrieux]

Un petit questions-réponses avec Angelique Kerber (encore une allemande, décidément !), victorieuse cet après-midi de Lucie Safarova (62 76). L’addition aurait pu être plus sévère si Kerber avait concrétisé toutes ces occasions de breaks, mais dans les faits, Safarova a tellement alterné le chaud et le froid dans le deuxième set que ce n’était pas évident de rester concentrée. Surtout, l’allemande a fait souffrir la double finaliste de l’Open GDF-Suez (2005, 2010) dans la diagonale des revers.

TF: Safarova n’est pas facile à jouer, elle est très imprévisible ! Et vous avez raté grand nombre de balles de break : le cocktail aurait pu devenir indigeste !
Angelique Kerber :Ah oui, il a vraiment fallu que je reste particulièrement concentrée, et que je ne me frustre pas !C’était un bon exercice.

TF: Pouvez-vous revenir sur le déclic que vous avez eu l’été dernier en changeant de préparation ? Petkovic avait dit qu’il fallait s’attendre à ce qu’on entendre parler de vous, et les résultats sont vite venus (demi-finale à Dallas, et surtout demi-finale à l’US Open).
AK: Il fallait que je change quelque chose, alors j’ai déclaré forfait des trois tournois auxquels je devais participer pour m’entraîner et me concentrer particulièrement sur ma forme physique.

TF: Mais concrètement, quels changements ont affecté votre routine ?
AK: Déjà, je mets plus d’intensité dans mes sessions, alors que ce n’était pas toujours le cas avant. Maintenant, je suis beaucoup impliquée physiquement. Et pendant les tournois, je travaille désormais aussi pendant les jours off, alors que ce n’était pas du tout le cas auparavant : cela a fait une différence.

TF: Sans changer d’entraîneur ?
AK: Non !

TF: J’imagine que vous avez continué sur cette lancée pendant la saison hivernale. Comment avez vous occupé vos deux mois de coupure.
AK: Tout d’abord, c’était de me reposer. J’ai pris 3 semaines de vacances. Ensuite, j’ai enchaîné avec 6 semaines d’entraînement, et ça s’est très bien passé, que ce soit niveau tennis ou physique.

TF: Un petit mot sur Mona Barthel, qui complète la réussite actuelle du tennis allemand, et qu’on a rencontré hier. Vous l’avez affrontée à Hobart en Janvier dernier, vous êtes bien placée pour en parler. Êtes-vous surprise de ses progrès rapides de ces dernières semaines ?
AK: Pas du tout ! Je la connais très bien, puisqu’elle vient du nord de l’Allemagne comme moi, et il nous arrivait de jouer ensemble quand on était jeunes. Je m’attendais à ce qu’elle arrive un jour à produire au moins ce type de résultats.

TF: Le tennis allemand sourit, mais pour les Jeux Olympiques, les places vont être chères ! Pas de regrets de ne pas jouer pour la Pologne ? Il en était question il y a quelques années, vu votre double-nationalité…
AK: Non, aucun regret, c’est plus stimulant qu’autre chose !

Matthieu Barbarin, à Coubertin

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Open GDF-Suez (WTA): Jelena Jankovic forfait, Li Na abandonne

février 7th, 2012 · 2 Comments · Non classé

jankovic

[Monique Filippella]

On s’y attendait, c’est confirmé : Jelena Jankovic a été contrainte au forfait à l’Open GDF-Suez, en raison d’une blessure à la cuisse droite. C’est ce que l’ancienne N°1 mondiale a annoncé tout à l’heure lors d’une conférence de presse programmée en début d’après-midi. Une véritable hécatombe, puisque Sabine Lisicki et Kaia Kanepi avaient déjà jeté l’éponge hier.

« J’ai essayé de faire de mon mieux pour être prête, mais je me suis fait mal contre Flipkens le week-end dernier pendant la Fed Cup. J’ai pu terminer la rencontre, mais dès le lendemain j’ai fait des tests et cela n’a pas été concluant. Je ne sais pas encore quand je pourrai revenir sur les courts ».

J’ ai profité de l’occasion pour lui demander de commenter les mots de Ricardo Sanchez, son ancien entraîneur, à son égard. Pour ceux qui ne sont pas au courant, le coach espagnol, débarqué du navire Wozniacki après l’Open d’Australie, a déclaré il y a quelques jours qu’il serait « prêt à travailler de nouveau avec Jankovic si elle le lui demandait, à condition d’avoir les pleins pouvoirs sur le coaching ». Petite moue boudeuse et surprise de la joueuse serbe, qui a commencé par dire « qu’elle n’était pas au courant » de ces propos, avant de rappeler que « tout se passe très bien avec [son] équipe actuelle » et qu’il n’est « pas du tout dans [ses] plans d’en changer ».

Enfin, malgré son inimitié légendaire pour Ana Ivanovic, elle n’a pas saisi la perche d’une journaliste concernant la faible implication de sa compatriote en se focalisant simplement sur ses propres difficultés à gérer le calendrier: « Tout ce que je peux dire, c’est que revenir d’Australie en Europe n’est jamais facile. Au moins, il y a la satisfaction d’avoir atteint la première demi-finale de Fed Cup de notre histoire ».

Jill Craybas est repêchée dans le tableau principal en tant que Lucky Loser. Elle affrontera Yanina Wickmayer dès demain.

Par ailleurs, Mona Barthel a continué à faire très belle impression en battant sans problèmes Barbora Zahlavova Strycova (63 62). Pour rappel, n’hésitez pas à consulter l’interview de la joueuse allemande, que j’ai rencontrée hier en one-to-one. Petra Cetkovska n’a pas traîné non plus disposer d’une Alberta Brianti peu inspirée (63 63).

Li Na, de son côté, a jeté l’éponge contre Tsvetana Pironkova, alors qu’elle était distancée 76 32(40-0), suite à une blessure au dos. « J’ai commencé à avoir mal pendant la Fed Cup, mais après quelques jours de repos, tout allait très bien, jusqu’à ce matin. Mais à un changement de côté, je pouvais à peine m’assoir. C’est très dur. Cela n’a rien à voir avec le calendrier WTA, c’est juste que parfois, on a des blessures, et il faut faire avec ». L’origine de son indisponibilité sur les courts est encore inconnue.

Matthieu Barbarin, à Coubertin

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Open GDF-Suez (WTA) / Maria Sharapova prête à en découdre

février 6th, 2012 · 1 Comment · Non classé

[Photo : Marine Andrieux]

  • Pas de grands enseignements à tirer sur la conférence de presse de Maria Sharapova, un exercice de routine pour la récente finaliste de l’Open d’Australie… Petit florilège de ses déclarations :
  • « Je suis finalement ravie de pouvoir faire ce tournoi, après tous les rebondissements des dernières fois où je n’ai pas pu participer !. Je me souviens d’être restée dans ma chambre d’hôtel, et demander toutes les heures au médecin si je pouvais jouer , et qu’il me répétait invariablement non (sourire). Tous les ans, à la même période de l’année, je tombe toujours malade, donc je commence à avoir l’habitude. Cette année, je n’y ai pas échappé non plus, mais ça va aller cette fois ».
  • « Ce qui m’a manqué lors de mes deux finales de Grand Chelem ? Je pense que c’est un tout, et que je dois voir ces étapes comme étant obligatoires avant de renouer avec le succès. Je ne savais pas à quoi m’attendre avant le début de l’Open d’Australie, donc ça a été un résultat très encourageant ».
  • Pour le reste, les conférences d’après-match, davantage axées tennis (et moins surpeuplées !), seront plus intéressantes dans le courant de la semaine…
  • Par ailleurs, le tableau a été changé suite aux forfaits de Sabine Lisicki (virus) et Kaia Kanepi (cou et épaule). Angelique Kerber prend la place de Lisicki en tant que tête de série N°9 (mais y a t-elle vraiment gagné au change, avec Lucie Safarova dès le 1er tour ?), tandis qu’Alberta Brianti et Varvara Lepchenko entrent dans le tableau en tant que Lucky Losers.

Le tableau est disponible ici

Le programme de mardi est disponible ici

  • Notons que Jelena Jankovic est extrêmement incertaine pour le tournoi : la serbe était aujourd’hui présente à Coubertin (radios à la main !), visiblement inquiète pour sa blessure à la cuisse gauche contractée ce week-end pendant la Fed Cup. Sa conférence de presse d’aujourd’hui a été reportée à un moment encore indéterminé, ce qui est a priori mauvais signe.

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Open GDF-Suez (WTA)/ Mona Barthel: « Chez moi, les choses viennent naturellement »

février 6th, 2012 · 7 Comments · TEF ACTU

[Photo : Monique Filipella]

14 victoires pour 2 défaites : voilà le brillant bilan en cours de l’exercice 2012 de Mona Barthel, qui est sans aucun doute la révélation de ces derniers mois. Elle s’est qualifiée sans surprise pour le tableau principal de l’Open GDF-Suez, en battant tout à l’heure l’accrocheuse Varvara Lepchenko (63 64). L’occasion de discuter un peu avec cette joueuse de grand talent, et dotée d’une force tranquille.

Barthel, 21 ans, est passée l’an dernier du 195ème au 74ème rang de la hiérarchie mondiale, en accumulant les victoires dans des tournois ITF relevés, puis en signant progressivement des performances intéressantes sur le circuit principal (à l’image de sa victoire sur Maria Jose Martinez Sanchez à l’US Open). Mais elle a encore appuyé sur l’accélérateur en début d’année, en s’octroyant le premier titre WTA de sa carrière à Hobart, après être sortie des qualifications. Avec, au passage, des succès sur Medina-Garrigues, Gajdosova, Kerber et Wickmayer. Encore mieux : elle a su enchaîner, malgré la fatigue et la gestion de cette victoire inattendue, avec un 3ème tour à l’Open d’Australie, en échouant contre la future gagnante, Victoria Azarenka, non sans lui opposer une résistance  intéressante dans le deuxième set (62 64).

A l’évocation de cette défaite, Mona Barthel montre un joli tempérament : au lieu de se contenter d’un « j’ai perdu contre la gagnante du tournoi » et de s’en contenter, elle explique le plus sereinement du monde qu’elle « aurait dû saisir ses chances dans la deuxième manche ». « C’est vrai qu’elle a été excellente au début du match, et je n’avais jamais été vraiment confrontée à un niveau de jeu similaire lors de mes entraînements. Et j’ai par conséquent moi-même démarré la rencontre sur un mode mineur. J’ai apprécié l’expérience, et je m’en souviendrai lors des prochaines occasions sur des grands courts. Et j’aime beaucoup ça ! ».

Et au vu de ses qualités tennistiques et mentales, il est probable qu’on la revoie dans de telles circonstances : son tennis est inspiré, créatif et assez complet. « Je pense que je m’en sors bien sur le court parce que je ne veux pas trop penser sur le terrain, parce qu’après, c’est contre-productif. Chez moi, les choses viennent naturellement, et j’accepte de ne pas parvenir à frapper deux fois de suite la même balle avec la même intention. Je marche à l’instinct. Après, il y a différents types de personnalités : d’autres vont fonctionner complètement à l’inverse, il faut juste bien se connaître, et j’ai beaucoup bossé dessus ces derniers mois, sur mon mental ! Et en famille ! ». Ce qu’elle a le plus travaillé cet hiver, c’est justement l’aspect mental, en faisant beaucoup de matchs d’entraînement pour améliorer son comportement et « gagner en sérénité et en relâchement ».

Dès Auckland, son premier tournoi de l’année 2012, Barthel a tiré les enseignements d’une défaite accrochée au second tour face à sa compatriote Lisicki. « Je me suis dit que je n’étais vraiment pas loin, et que mon niveau de jeu allait continuer à s’élever avec les matchs ». A t-elle été surprise par les résultats si vite intervenus la semaine suivante ? « Un peu, mais c’est surtout ma capacité à élever mon niveau à chaque rencontre qui m’a plu. Parce que le sentiment de pouvoir battre une joueuse tel ou tel jour, ça, ce n’était ». Quand elle explique cela, il n’y a guère d’arrogance, loin s’en faut, mais une confiance en elle très paisible.

Heureux tennis allemand, qui a vu émerger une génération de talent après de longues années de disette : Barthel rejoint le train lancé par Andrea Petkovic, Sabine Lisicki, Julia Goerges et Angelique Kerber (un vrai casse-tête pour les Jeux Olympiques !). Heureuse fédération de tennis également … mais surtout chanceuse, si l’on s’en tient à la N°5 allemande : « Il faut bien admettre que toutes ces réussites ne dépendent pas de la fédération, puisqu’on a toutes évolué chacune de notre côté, au sein de nos propres structures. C’est vraiment une coïncidence ! ».

En ce qui concerne la 43ème joueuse mondiale, c’est une famille très sportive (son père a été champion du monde junior de lancer de poids, « Ã  Paris » selon ses fières précisions !) qui l’a initiée aux plaisirs de la petite balle jaune, et il est évident de constater une passion dévorante lorsqu’elle parle de son métier: « J’ai terminé mes études en 2009, et depuis, je suis beaucoup plus détendue. Aujourd’hui, je peux dire que je suis plus que jamais à fond dans le tennis, je m’amuse tellement en jouant.Je reprendrai le chemin des études un peu plus tard, parce que c’est important d’en avoir dans la tête, de ne pas oublier de s’instruire et de se forger en dehors des courts. Mais pour le moment, mes activités off-court sont surtout constituées de visites des villes dans lesquelles je me rends pour les tournois ! ».

Cette grande fan de Steffi Graf (« j’adorais sa personnalité, son comportement sur le court »), qu’elle n’a par ailleurs encore jamais rencontrée, va donc être à suivre ces prochains temps, et elle pourrait déjà faire des ravages dès cet Open GDF-Suez, avec un tableau très accessible (Barbora Zahlavova Strycova au 1er tour, puis la gagnante de Medina-Garrigues/Parmentier au 2ème).

Matthieu Barbarin, à Coubertin

(Interview menée en duo avec l’incomparable Angelica Fratini)

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