
[Monica Seles, accompagnée de Stacey Allaster]
SELES, PAS D’ACCORD AVEC JANKOVIC ET JO DURI SUR LES CRIS
Comme souvent, Jelena Jankovic a mis de l’ambiance dans sa première conférence de presse à Toronto en se plaignant des cris poussés par les joueuses sur le court. « Il y a des cas où je m’entraînais à côté d’une fille silencieuse, et quand je la voyais ensuite en match, elle hurlait comme si elle était en train d’accoucher. Cela peut-être gênant quand c’est trop fort. On n’entend parfois plus le bruit de la balle, c’est trop ».
L’ancienne joueuse de tennis britannique Jo Durie, qui commente régulièrement des rencontres à la télévision, estime elle que « lorsque ce sont les hommes, il s’agit de petits rugissements, mais pour les femmes, il s’agit d’hurlement« . Durie a notamment cité Larcher de Brito, qui, souvenez-vous, avait refusé (avec caractère!) de baisser le son de ses cris après que l’arbitre le lui ait demandé lors de son 3ème tour face à Aravane Rezaï, qui s’était plainte du bruit causé par la jeune portugaise. Larcher de Brito avait répondu, à raison, qu’aucun règlement ne lui interdisait d’en faire ainsi.
Ce qui est amusant dans les commentaires de Durie, c’est qu’elle fait une différence entre les cris des hommes et des femmes. Jamais quelqu’un ne s’est plaint des ahanements masculins (alors que Nadal, Ferrer ou Tsonga pour ne citer qu’eux, ne lésinent pas non plus !). C’est ce que souligne d’ailleurs Monica Seles, présente aussi à Toronto pour jouer un match exhibition lundi soir dernier en compagnie de Wozniak, Navratilova et Serena Williams, et pour être honorée par le tournoi en entrant dans le Hall Of Fame de l’épreuve (l’américaine a gagné 4 fois le tournoi). » Je pense que c’est dommage, parce qu’il y a eu beaucoup d’hommes qui criaient sur le court (Jimmy Connors par exemple), et personne ne leur disait rien. Avec les femmes, pour beaucoup de monde, je pense que c’est difficile d’accepter qu’elles sont fortes sur un terrain ».
Monica Seles est très bien placée pour en parler, tant elle avait été critiquée pour la puissance de ses cris sur le court. En 1992, au tournoi de Wimbledon, Nathalie Tauziat avait demandé à l’arbitre de faire taire son adversairen alors que Martina Navratilova, au tour suivant, avait carrément dit à l’arbitre : « On dirait un cochon qu’on égorge ». De manière inattendue, 9 ans plus tard, Jennifer Capriati, qui avait pourtant l’habitude de jouer Seles, s’était également plainte lors de son quart de finale perdu au tournoi de San Diego. A l’époque, Lindsay Davenport avait pris la défense de Seles en déclarant que ce n’était pas « gênant » et qu’ « au contraire, c’était une indication pour l’adversaire: plus (Seles) crie fort, plus cela montre sa nervosité ». Autant Seles s’était laissée perturbée en 1992 pour se montrer complètement muette en finale contre Graf, autant l’américaine avait en revanche refusé de changer quoi que ce soit 9 ans plus tard en Californie.
Ces commentaires font écho à la récente étude du Docteur Dennis O’Connell, qui montrait qu’une joueuse pouvait augmenter son service de plus de 4 miles par heure en criant.

[Katarina Srebotnik]
KATARINA SREBOTNIK, LE RETOUR
La slovène Katarina Srebotnik, absente des courts depuis le début de l’année en raison de diverses blessures (tendons d’achilles, épaule)a annoncé son retour pour le prochain US Open à New York, où elle jouera le double en compagnie de la Taïwanaise Yung-Jan Chan. Srebotnik, aujourd’hui retombée à la 51ème place mondiale, avait l’an dernier atteint les 1/8èmes de finale de l’édition 2008 du tournoi new-yorkais, en battant notamment Svetlana Kuznetsova au passage.

[Tamira Paszek]
TAMIRA PASZEK STOPPE SA SAISON 2009
Après quelques remous causés par la révélation des soins prodigués pour soigner son dos (la ré-injection de son propre sang accompagnée d’homéopathie dans son organisme), Tamira Paszek a indiqué qu’elle mettait fin à sa sison en demandant à la WTA de protéger son classement actuel (88ème) pour les six prochains mois. En espérant revoir l »autrichienne à la hauteur de son formidable potentiel. Elle fêtera ses 19 ans en décembre prochain.

[Tzipora Obziler]
OBZILER MET UN TERME À SA CARRIÈRE
L’israélienne Tzipora Obziler a annoncé cette semaine quelle se retirait du circuit WTA, à l’âge de 36 ans. Modèle d’abnégation, Obziler avait dans un premier temps arrêté le tennis en 2000, dans la mesure où elle n’avait plus de sponsors pour la soutenir. Mais suite à une rencontre de Fed Cup en 2002, où elle avait failli battre Lindsay Davenport, l’israélienne a été encouragée par Billie-Jean King herself pour retrouver les courts. Et c’est ainsi qu’elle a obtenu les meilleurs résultats de sa carrière, notamment en Asie, où elle a atteint notamment la finale de Guangzhou en 2007 (battue par Razzano) ou encore les demi-finales de Bangalore (la même année) et de … Guangzhou, cette fois en 2006. Elle a atteint son meilleur classement à l’âge de 34 ans, au 75ème rang mondial.
Signalons deux matchs marquants en Grand Chelem de la part d’Obziler : celui perdu en trois sets face à la N°1 mondiale Justine Hénin lors du 2ème tour de l’US Open 2004, et une défaite serrée contre Venus Williams, au même stade de la compétition l’an dernier à Roland-Garros. Tzipora Obziler a indiqué qu’elle pourrait rejouer en Fed Cup si on faisait appel à elle.

2 responses so far ↓
1 Fred // août 20, 2009 at 11 h 45 min
Très bien votre article. C’est assommant ces querelles perpétuelles sur le bruit que font les joueuses sur les courts; je crois même que Navratilova, qui pourtant ne joue plus, s’est engagée dans une sorte de pétition pour faire interdir les « grunts » des joueuses; c’est sûr qu’elle n’a que ça à faire. C’est affligeant. Une mini correction cependant, c’était lors du quart de finale de San Diego en 2001, et non pas à Stanford, que Capriati s’était plainte à l’arbitre … et pour cause, elle prennait une sacrée dérouillée !
Entre autre, c’est super de revoir Monica.
2 matt // août 20, 2009 at 12 h 16 min
Oui, absolument Fred, merci de la correction, c’était bien sûr à San Diego (d’ailleurs, Monica Seles avait fait un très beau parcours, puisque le lendemain de sa victoire sur Capriati, c’est Martina Hingis qui était tombée, également en deux sets …).
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