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Le Bilan WTA 2010 (15/50): Alona Bondarenko fait encore du surplace

novembre 30th, 2010 · 5 Comments · TEF ACTU

N° 36 / Alona Bondarenko, Ukraine, 26 ans
(2009: N°33)

Pas de changement pour Alona Bondarenko, qui végète toujours honorablement entre la 25ème et la 40ème place mondiale. L’ukrainienne n’arrive décidément pas à franchir un cap, et a probablement manquer une belle opportunité de faire bien mieux en 2010.

Bondarenko a commencé la saison sur les chapeaux de roue, en remportant le tournoi d’Hobart en montrant une belle constance, et a même enchaîné par la suite avec le premier 1/8ème de finale de sa carrière en Grand Chelem (agrémenté d’un premier succès sur Jankovic après 10 échecs face à cette même adversaire). Hélas pour elle, rattrapée par l’enjeu (le tableau composé de Zheng, puis de Kirilenko, n’avait rien d’effrayant pour atteindre une éventuelle demi-finale), la N°1 ukrainienne s’est montrée trop dangereuse en 1/8ème de finale, face à une adversaire qu’elle venait de battre une semaine plus tôt. Il lui a fallu se remettre de cet échec, ce qui a pris du temps, avec beaucoup de défaites au premier tour jusqu’au 1er tour. Hormis une victoire sur une Wozniacki encore convalescente à Madrid, il n’y a pas eu de réel reliefs durant le reste de sa saison. Soulignons tout de même le fait qu’elle soit parvenue à atteindre au moins le 3ème tour à chaque tournoi majeur.

Encore une fois, dommage que sa bonne dynamique australienne n’ait pas été exploitée, car Bondarenko a plus d’un tour dans son sac. Très solide en fond de court, elle est d ‘autant plus redoutable lorsqu’elle parvient à trouver une parfait équilibre entre attaque et défense. C’est également une excellente contreuse, et sa couverture de terrain est souvent remarquable, non pas par sa vélocité, mais plutôt par une belle vision du jeu. Dans un bon jour, lorsqu’il y a de la cadence, elle peut donc parfaitement ajuster ses frappes et caler ses appuis, et ce, sur presque toutes surfaces (excepté le gazon). Elle a donc les moyens de s’adapter au style de jeu adverse.

Mais il demeure de sacrés lacunes qui restent toujours les mêmes, année après année. Le service est trop irrégulier (et la seconde balle trop courte) et l’empêche d’avoir des points facilement remportés : il y a toujours du combat et des filières longues, ce qui est extrêmement coûteux en énergie sur la durée d’un tournoi. La volée n’est pas vraiment sa tasse de thé (c’est surtout ses montrées qui sont maladroites), et surtout, il y a ce dilemme toujours pas résolu : attaquer ou défendre ? Au lieu de faire des choix tactiques avant les rencontres, on a surtout l’impression que Bondarenko attend les premiers jeux pour voir comment aborder son adversaire. Traduction : elle est trop souvent dépendante des décisions de ses rivales sur le court, et n’impose jamais ses propres choix.

Au-delà de ce constat, c’est dommage qu’elle n’utilise pas davantage de variations d’effets, car ils lui permettraient de rendre ses changements de rythme plus efficace (slice trop faible, lift pas assez musclé). Un travail dans ce secteur ne serait donc pas du luxe. Enfin, il y a un gros chantier sur le mental : au lieu d’avoir l’ambition suffisante pour monter au  classement, Alona Bondarenko est en réalité surtout obsédée par la peur de descendre en-dessous de son statut actuel. Elle se retrouve donc souvent paralysée par cette crainte, et le relâchement nécessaire à son jeu devient inexistant, ce qui peut entraîner de mauvaises séries de défaites. Mais il est délicat d’envisager une évolution de la situation, puisqu’elle reste toujours entraînée par son père, son coach de toujours.

GRAND CHELEM

AO RG WIMBLEDON US OPEN
1/8 F 3T 3T 3T

PREMIER MANDATORY

INDIAN W.
MIAMI MADRID BEIJING
2T (Bye) 2T (Bye) 1/8 F 2T

PREMIER 5

DUBAI ROME CINCINNATI CANADA TOKYO
- - 2T 1T 2T

A NOTER

WTA Tour : Victoire à Hobart, 1/4 de Finale à Varsovie

La Perf : Bondarenko bat Jankovic 62 63, Open d’Australie 3T

Le Bide : Arn bat Bondarenko 57 64 74, Varsovie 1/4 F

Victoires/Défaites Top 10: 2 Victoires: Jankovic, Wozniacki, 4 défaites: Jankovic (X3), Schiavone

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Le Bilan WTA 2010 (14/50): Agnes Szavay n'évolue plus

novembre 29th, 2010 · 9 Comments · TEF ACTU

N°37 / Agnes Szavay, Hongrie, 21 ans
(2009: N°40)

A défaut de rebondir vers les cimes du classement, Agnes Szavay s’est stabilisée aux alentours de la 40ème place mondiale, en faisant très légèrement mieux qu’en 2009. Mais peut-on vraiment se satisfaire de cela quand on sait qu’elle était dans le Top 20 à 18 ans ?

Il y a, certes, quelques légers motifs de satisfaction en 2010. Tout d’abord, cette série de 13 victoires consécutives cet été, avec en prime deux succès en autant de semaines sur la terre battue de Budapest et sur celle de Prague (ce qui lui a permis de plutôt bien joué par la suite, notamment à Montreal et à Seoul). D’autre part, le faible nombre de contre-performances montre au moins qu’elle a gardé un niveau plancher qui ne s’est pas trop écroulé. Voilà pour le positif. En revanche, une absence de résultats significatifs en Grand Chelem et en Mandatory (pas mieux qu’un second tour) est inquiétant quant à sa capacité à sortir ou non des classements entre la 30ème et la 50ème place mondiale, avec en plus des défaites souvent sèches lors de ses occasions. Seul regret : cet échec face à Li Na à l’Open d’Australie, future demi-finaliste, après avoir manqué deux balles de match à 63 54.

Cela fait un bout de temps qu’on connaît le potentiel de Szavay : bon jeu de fond de court (avec un superbe revers), une belle main (amorties, lobs et changements de rythmes sont largement dans ses possibilités), et un service, qui, dans les bons jours, peut lui rapporter beaucoup de points. Son sens de l’anticipation s’exprime particulièrement bien sur terre battue. Un vrai talent qui maîtrise bien la plupart des effets du tennis. Mais aujourd’hui, cela ne suffit plus : depuis son avènement au plus haut niveau en 2007, la N°1 hongroise ne progresse plus. Il y a même un regret à avoir avec son service : elle bénéficiait d’une technique assez simple et solide à ses débuts, mais elle a complètement perdu confiance sur ce coup, qui a subi des modifications complexes qui n’avaient, pour ma part, pas lieu d’être. D’ailleurs, cette obsession du service est perceptible chez Szavay, car elle souligne systématiquement ses difficultés sur son engagement en conférences d’après-match … même après les bonnes parties. Autant dire qu’il s’agit là d’une pierre angulaire. Au-delà de cette régression là, le coup droit n’a pas été non plus renforcé, alors que c’est un coup qui craque rapidement lorsqu’elle est sous pression.

Surtout, c’est frustrant de voir une joueuse disposer de tant d’armes dans ses bagages, sans pour autant employer 10% de ces possibilités. Il y a la plupart du temps un manque de discernement tactique effarant : pourquoi s’entêter à jouer en cadence ? On a l’impression qu’elle n’envisage ses rencontres que sous l’angle « Agressif (décérébré) ou Passif  » (trois mètres derrière la ligne) ». Cette faillite tactique doit être comblée si elle veut évoluer.

Mais cela sera difficile, car la confiance, la foi et l’ambition d’Agnes Szavay ne sont pas à un seuil assez élevé. Si elle ne croit pas davantage en elle à l’avenir, elle continuera à avoir trois ou quatre bonnes semaines par an, sans plus. Peut-être que gagner des tournois comme Budapest et Prague lui suffisent après tout. Mais si on en reste là avec la hongroise, on risque bien de rester sur notre faim jusqu’à la fin de sa carrière. Seul bon point à bientôt 22 ans, Szavay a encore le temps de prendre sa carrière en main et d’effectuer les changements nécessaires. Il ne manque plus qu’un électro-choc.

GRAND CHELEM

AO RG WIMBLEDON US OPEN
2T 1T 1T 2T

PREMIER MANDATORY

INDIAN W.
MIAMI MADRID BEIJING
3T 3T 1T 1T

PREMIER 5

DUBAI ROME CINCINNATI CANADA TOKYO
- - - 1/8 F 1T

A NOTER

WTA Tour : Victoires à Budapest et Prague, 1/2 Finale à Seoul, 1/4 de Finale à Paris, Acapulco et Monterrey

La Perf : Szavay bat Jankovic 57 61 75, Sydney, 1T

Le Bide : Sevastova bat Szavay 36 63 63, Estoril, 1T

Victoires/Défaites Top 10: 1 Victoire: Jankovic, 2 défaites: Kuznetsova, Safina

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Le Bilan WTA 2010 (13/50): Roberta Vinci toujours d'attaque

novembre 28th, 2010 · 1 Comment · TEF ACTU

N°38 / Roberta Vinci, Italie, 27 ans
(2009: N°64)

Il y avait déjà du léger mieux l’an dernier pour Roberta Vinci, et cela s’est confirmé en 2010, avec l’obtention du meilleur classement de fin de saison de sa carrière (elle avait été 41ème en 2006), bien aidée notamment par un dernier coup de reins automnal récompensé par de nombreuses victoires.

C’est lors du dernier tournoi de la saison qu’elle s’est octroyé le titre à Luxembourg, qui était précédé d’une demi-finale à Linz. Il y a également eu une autre finale à Barcelone, qui a été le seul moment d’éclaircie du printemps, car l’italienne a complètement manqué sa saison sur terre battue. Pour le reste, deux tours passés à l’Open d’Australie, Indian Wells, Miami et Tokyo (après qualifications au Japon) montrent qu’elle a su bien gérer les tournois importants (d’autant plus qu’elle a à chaque fois perdu contre mieux classée qu’elle, donc pas de gâchis de tableaux !).

Pour ceux qui ne connaissent pas (encore) Roberta Vinci, il s’agit d’une joueuse aujourd’hui atypique en comparaison du tennis moderne qui truste les honneurs. L’italienne est une attaquante qui prend volontiers le filet (avec talent) dès qu’une occasion se présente, avec un coup droit à la frappe sèche, et un revers essentiellement slicé qui pose beaucoup de problèmes aux cadences habituelles de la WTA, car elle peut tout autant neutraliser, dans son premier temps, son adversaire avec cette arme qu’attaquer à contre-temps. Un tennis à risque très agréable à regarder … quand elle est dans un bon jour. Parce qu’en revanche, ne serait-ce que dans un jour moyen, Vinci n’a pas de solution de rechange : joueuse de filière courte, elle est en nette difficulté quand elle est maintenue en fond de court, et mise sous pression. Dans ces moments là, Vinci explose.

Par ailleurs, Vinci a bien trop de complexes face aux toutes meilleures joueuses du monde. L’an dernier, elle avait eu pléthores d’occasions d’accrocher de grosses victoires en passant proche de la victoire. En 2010, cela ne s’est pas bien passé pour elle contre les joueuses d’élite, avec à chaque fois des gros scores encaissés (son succès sur une Kuznetsova en pleine déroute ne doit pas, à mon avis, être pris en compte). Si elle arrivait à se libérer davantage lors de ces parties là, la transalpine aura déjà fait un grand pas.Là se trouve la clé de sa seconde partie de carrière.

A 27 ans, avec son tennis old school, Roberta Vinci a les moyens de brouiller les pistes contre la plupart des joueuses, du moins si elle n’est pas trop vite débordée en puissance. Si elle dispose d’un tableau convenable, et vu qu’elle a déjà gagné des tournois WTA, il serait bon pour elle de tenter une incursion en 1/8ème de finale d’un Grand Chelem : après tout, son 3ème tour très serré contre Kirilenko à Melbourne a bien failli basculer en sa faveur.

Vu que son jeu n’évoluera probablement plus (cela fait longtemps qu’on n’a pas vu de changements techniques, physiques ou tactiques), espérons pour elle qu’elle parviendra un jour à glaner une victoire marquante  (pas de succès sur une Top 10 depuis 2005, époque où elle avait tombé les têtes de Myskina (N°10) et Schnyder (N°10). Mais l’attendre dans une grande occasion paraît vraiment délicat vu la fragilité de ses nerfs.

GRAND CHELEM

AO RG WIMBLEDON US OPEN
3T 2T 2T 1T

PREMIER MANDATORY

INDIAN W.
MIAMI MADRID BEIJING
3T 3T 1T 2T (Q)

PREMIER 5

DUBAI ROME CINCINNATI CANADA TOKYO
1T 2T 1T Q2 1/8F (Q)

A NOTER

WTA Tour : Victoire à Luxembourg, Finale à Barcelone et 1/2 Finale à Linz

La Perf : Vinci bat Kuznetsova 62 26 63, Beijing, 2T

Le Bide : Pous Tio bat Vinci 63 62, Acapulco, 2T

Victoires/Défaites Top 10: Aucune victoire, 4 défaites: Zvonareva, V. Williams (X2), Radwanska

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Le Bilan de l'année WTA (12/50): Une progression hiérarchique en trompe-l'oeil pour Yaroslava Shvedova

novembre 27th, 2010 · 3 Comments · TEF ACTU


N°39 / Yaroslava Shvedova, Kazakhstan, 23 ans
(2009: N°53)

Souvent blessée au début de sa carrière, Yaroslava Shvedova est parvenue à boucler sa seconde saison consécutive sans bobo majeur. C’est aussi une première de la voir figurer dans le Top 50, sachant qu’elle n’était pas passée loin d’y parvenir l’an dernier. 2010 a également été marqué par deux victoires en Grand Chelem lors du double, avec le concours de Vania King (Wimbledon, US Open). Pour autant, en ce qui concerne le simple, on reste un peu sur notre faim.

Il faut dire que la feuille des résultats de la joueuse kazakhe ne rassure pas, dans la mesure où 42% (soyons précis !) de ses points proviennent de deux tournois : Roland-Garros (où elle a atteint les 1/4 de finale en battant au passage Radwanska) et Miami (1/8ème de finale). Pour le reste, si on excepte deux demi-finales (modestes) à Pattaya et Barcelone, ainsi qu’un 1/4 de finale à S’Hertogenbosch, il n’y a pas énormément de choses à se mettre sous la dent, vu qu’elle n’a pas été capable de gagner deux matchs de suite à 17 reprises ! Elle a vécu un post-Roland Garros très difficile, avec une méforme évidente qui a culminé avec une contre-performance étonnante à l’US Open (défaite contre Dominguez Lino).

Pourtant, Shvedova ne manque d’atouts : physique souple et costaud, frappes puissantes et enroulées (en particulier côte coup droit), technique propre à la volée, bonne couverture de terrain, première balle intéressante. Un tennis complet, capable de bien s’exprimer sur la plupart des surfaces (même si ce le gazon ne semble pas encore être sa tasse de thé). Il y a donc de quoi faire !

Le problème avec cette joueuse, c’est qu’il n’y a aucune constance, avec beaucoup de sautes de concentration (que de hauts et de bas au sein d’un même match) et une insuffisance tactique : il n’y a jamais vraiment de fil conducteur de sa part, alors qu’elle a largement les moyens techniques de changer son fusil d’épaule lorsque les choses ne se déroulent pas bien sur le court. Par ailleurs, sa réussite en double l’a manifestement démobilisée : il y a semble t-il moins d’enthousiasme (sa marque de fabrique quand elle se sent bien), et les gros scores encaissés en fin d’année en sont le témoin. Enfin, d’un point de vue purement technique, il faudrait muscler davantage le revers frappé, pas assez fiable sous pression.

Malgré un petit gain de places entre 2009 et 2010, il ne faut donc pas se fier au classement actuel de Yaroslava Shvedova, qui va devoir réagir dans les plus brefs délais si elle ne veut pas se cantonner au statut de joueuse ordinaire. Retrouver la joie d’évoluer sur un court de tennis (elle a déjà eu la lucidité les frais en simple après le tournoi de Beijing, probablement en raison d’une grande lassitude), acquérir une détermination suffisante et une capacité à se remettre en question sont donc un passage obligé pour l’ex-russe. Car pour le moment, elle se repose bien trop sur son talent naturel : il n’y a pas eu d’évolution perceptible depuis un bon moment maintenant. Elle se doit d’avoir plus d’ambitions.

GRAND CHELEM

AO RG WIMBLEDON US OPEN
2T 1/4 F 2T 1T

PREMIER MANDATORY

INDIAN W.
MIAMI MADRID BEIJING
1T 1/8 F 1T 1T

PREMIER 5

DUBAI ROME CINCINNATI CANADA TOKYO
1T 2T 2T 2T 2T

A NOTER

WTA Tour : 1/2 Finale à Pattaya et Barcelone, 1/4 de Finale à S’Hertogenbosch

La Perf : Shvedova bat Radwanska 75 63, Roland Garros, 2T

Le Bide : Dominguez Lino bat Shvedova 64 36 62, US Open 1T

Victoires/Défaites Top 10: 1 victoires : Radwanska, 4 défaites: Radwanska, Dementieva (X2), Jankovic

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Le Bilan WTA 2010 (11/50): Les promesses de Julia Goerges

novembre 26th, 2010 · 7 Comments · Non classé, TEF ACTU

N°40 / Julia Goerges, Allemagne, 22 ans
(2009: N°78)

Première incursion dans le Top 40 pour cette jeune allemande dont on a souvent vanté le potentiel sur TenFem. Julia Goerges poursuit ainsi sa progression régulière, sans précipitation : depuis ses débuts professionnels, elle a toujours amélioré son classement de fin d’année (à peu près 30 rangs par an depuis 2007).

Après un premier semestre décevant, qui s’explique peut-être par la mise en pratique d’un calendrier 100% WTA pour la première fois de sa carrière, Goerges a su rebondir après Wimbledon pour obtenir des résultats performants et consistants lors de la deuxième partie de la saison. Pour cela, elle s’est rassurée d’abord en ITF en s’imposant à Biarritz, et a ensuite accumulé les victoires, avec en point d’orgue un succès WTA à Bad Gastein, ainsi qu’une demi-finale à Palerme (toujours sur terre battue). Elle a également donné bien des frayeurs à Caroline Wozniacki à Copenhague, en passant à quelques points d’une victoire de prestige. La fin de la saison en indoor s’est aussi bien passée, puisqu’elle y a notamment glané une nouvelle finale (à Luxembourg) et obtenu une victoire sur une Top 10 (Stosur à Tokyo), ce que ne lui était jamais arrivé par le passé. Avantage de tout cela : Goerges a 6 bons mois devant elle sans se soucier de ses points à défendre.

La N°2 allemande cumule pas mal d’atouts dans son arsenal offensif : tennis moderne et puissant articulé autour d’un énorme coup droit, bon service, retour et volée (quand elle s’aventure au filet !) solides, qualités athlétiques évidentes. Ces atouts étaient visibles dès les premiers temps où on l’a vu faire ses classes en WTA. Goerges possèdait déjà la plupart des ingrédients qui pourraient faire d’elle une Top 10, mais il lui restait encore à parvenir à les cuisiner convenablement. Elle a clairement franchi un pallier ces 5 derniers mois, avec davantage de construction de jeu, et des schémas tactiques qui étaient encore inexistants en début d’année (cf le match contre Wickmayer à Auckland).

Il y a encore toutefois de la marge, évidemment, car il y a encore des ratés (à l’image de sa sèche défaite face à Vandeweghe à Tokyo). Mais vu les progrès récents effectués, on peut espérer une prolongation de ces efforts sur le plan tactique, avec moins de précipitation, et davantage de variété dans les zones choisies. Outre cet aspect, renforcer le revers (friable, car elle y trouve moins facilement son timing) doit être une priorité, tout comme le petit jeu de jambes. Avec plus de rigueur et de précision dans son placement, cette joueuse d’Outre-Rhin gagnerait logiquement en efficacité et en constance. Un travail concernant les courses vers l’avant ne serait pas non plus un moindre mal, car cela lui donnerait plus confiance pour finir quelques points au filet.

Vous l’aurez compris, Julia Goerges est l’une des joueuses à suivre en 2011 : si elle parvient ne serait-ce qu’à optimiser ces possibilités, puis à faire les bons choix dans son calendrier (attention à ne pas trop jouer !), l’allemande a de sérieux arguments à faire valoir, et a les moyens de viser le Top 20. Une réserve toutefois : sa fébrilité lors des fins de rencontre, qui tend à montrer une confiance en elle peut-être modérée, et ses difficultés à se dépasser lors de ses prestations contre des joueuses cotées (excepté à Tokyo). Un autre paramètre nous échappe : difficile de savoir si elle a une ambition à la hauteur de ses moyens.

GRAND CHELEM

AO RG WIMBLEDON US OPEN
2T 2T 1T 2T

PREMIER MANDATORY

INDIAN W.
MIAMI MADRID BEIJING
2T 2T - 1T

PREMIER 5

DUBAI ROME CINCINNATI CANADA TOKYO
- - - - 1/8 F

A NOTER

WTA Tour : Victoire à Bad Gastein, Finale à Luxembourg, 1/2 Finale à Palerme, 1/4 à Strasbourg, Copenhague et Linz

La Perf : Goerges bat Stosur 75 63, Tokyo 2T

Le Bide : Karatantcheva bat Goerges 62 61, Pattaya, 2T

Victoires/Défaites Top 10: 1 victoires : Stosur, 3 défaites: Wozniacki (X2), S. Williams

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Open d'Australie : Serena Williams déclare forfait

novembre 25th, 2010 · 17 Comments · TEF RESULTATS

Coup dur pour la première levée du Grand Chelem cru 2011 : Serena Williams a officiellement déclaré forfait hier pour l’Open d’Australie, où elle est double tenante du titre, et ce, suite à une blessure au pied droit causé par un mystérieux bris de verre dans un restaurant en Allemagne.

Alors qu’elle était sur la voie de la guérison cet automne, l’américaine s’est de nouveau blessée en voulant s’entraîner dans l’optique d’une reprise au tournoi de Linz (afin d’être prête pour le Masters féminin). Un zèle qui coûte cher à l’ancienne N°1 mondiale, qui sera éjectée du Top 10 pour son retour à la compétition, dont on ignore encore la date : on sait simplement que Williams a subi une nouvelle intervention chirurgicale la semaine dernière. Ce forfait tend en tout cas à remettre à leur place les divers observateurs qui estimaient avec le plus grand sérieux du monde que Serena Williams avait volontairement boycotté le dernier US Open pour fustiger les sanctions financières qui avaient été adressées à son encontre après le fameux incident de l’édition 2009 contre Kim Clijsters.

Rappelons par ailleurs qu’Agnieszka Radwanska sera aussi absente à Melbourne en raison d’une fracture de fatigue au pied gauche.

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Le bilan WTA 2010 (10/50): Klara Zakopalova doit privilégier l'aspect mental

novembre 25th, 2010 · 2 Comments · Non classé


N°41/ Klara Zakopalova, République Tchèque, 28 ans
(2009: N°90)

Cette 41ème place mondiale en fin de saison 2010 est la seconde meilleure performance de la carrière de Klara Zakopalova (qui avait fait mieux en 2005, avec le 35ème rang). C’est d’ailleurs seulement la deuxième fois qu’elle figure dans le Top 50 dans ce classement post-Masters.

Pour ce obtenir cette belle récompense, la tchèque a disputé deux nouvelles finales WTA (malheureusement perdues, à Copenhague et Seoul), battue à chaque fois par plus forte qu’elle (Wozniacki et  Kleybanova). Mais le fait majeur de cette saison reste son premier 1/8ème de finale en Grand Chelem, obtenu à Wimbledon suite à des victoires consécutives (et en deux manches) face à Aravane Rezaï et Flavia Pennetta. Pour le reste, un calendrier judicieux entre tournois WTA et tournois ITF relevés lui ont permis de collecter pas mal de points, tout en limitant une certaine prise de risque. Cela n’a pas en revanche empêché quelques passages moyens, avec notamment une fin de saison en indoor complètement manquée.

Lorsqu’elle sent bien la balle, Zakopalova (ex Koukalova) est redoutable. A défaut d’être puissante, elle compense par une vitesse d’exécution exceptionnelle, qui lui permet de faire avancer la balle de façon étonnante, et de frapper des coups gagnants en pagaille en angles très courts et très croisés, que ce soit en revers ou en coup droit. C’est aussi une joueuse très mobile, à l’aise sur toutes les surfaces grâce à une belle main (pas assez exploitée par ailleurs). En bref, un tennis à risque qui repose sur beaucoup de tonicité et de relâchement.

Le hic, c’est que cette joueuse tchèque est la reine de l’inconstance : elle peut être brillante lundi, et au fond du gouffre le lendemain, avec une attitude souvent défaitiste et un langage du corps explicitement négatif.  A Wimbledon, elle a été convaincante pour dominer Pennetta et … à côté de ses pompes au tour suivant face à Kanepi.  Une irrégularité qui lui coûte cher et dont elle est parfaitement consciente, puisqu’elle travaille ce point avec un préparateur mental depuis le début de la saison 2010. Même s’il y a eu du mieux, disons que ce n’est pas encore la pleine joie dénuée de frustration sur le court !  D’un point de vue technique, outre le fait d’enquiller les erreurs dans un mauvais jour, il faut reconnaître que sa frappe à plat convient à la quasi totalité du circuit qui aime jouer en cadence : lorsqu’elle tombe sur une fille qui frappe plus fort qu’elle c’est très délicat à gérer. D’autant plus que son service n’est pas du tout une assurance tout risques.

C’est donc dommage de ne pas relever davantage de discernement tactique quand les choses ne vont pas dans son sens : privilégier l’alternance entre profondeur neutralisante, puis attaques dans les angles courts-croisés pourrait être une solution fiable contre une grande majorité de joueuse, sans chercher à attaquer tout ce qui bouge et sans s’exposer outre-mesure. A 28 ans, il ne semble pas qu’elle évolue techniquement, donc on ne peut pas imaginer Zakopalova faire du renforcement musculaire à l’inter-saison et revenir avec une seconde balle kické très efficace : à elle, donc, d’absolument optimiser ses prédispositions mentales, la préparation tactique de ses rencontres, et de rester déterminée (car on en a vu des parties balancées !). Et surtout, de prendre du plaisir, chose qu’elle oublie trop face à la tentation des frustrations.

GRAND CHELEM

AO RG WIMBLEDON US OPEN
1T 2T 1/8 F 1T

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MIAMI MADRID BEIJING
Q1 - 2T (Q) 1T

 

PREMIER 5

DUBAI ROME CINCINNATI CANADA TOKYO
- - - 2T 1T

A NOTER

WTA Tour : Finale à Copenhague et Séoul,  1/4 de Finale à Estoril

La Perf : Zakopalova bat Pennetta 62 63, Wimbledon 3T

Le Bide : Simmonds bat Zakopalova, Johannesbourg (ITF) 1T

Victoires/Défaites Top 10: 2 victoires : Safina Pennetta, 3 défaites: Wozniacki, Dementieva, Jankovic

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Le Bilan de l'année WTA (9/50): Du potentiel chez Jarmila Groth

novembre 23rd, 2010 · 10 Comments · TEF RESULTATS


N°42/ Jarmila Groth, Australie, 23 ans
(2009: N°112)

On connaissait tout le potentiel de cette joueuse australo-slovaque, et elle a enfin su cette année jouer plusieurs mois consécutifs à un très bon niveau. C’est la première fois de sa carrière qu’elle intègre les honneurs du Top 50 mondial, grâce à un excellent passage entre Mai et Septembre.

Car c’est là que se concentrent les résultats les plus intéressants de Jarmila Groth, qui a eu le déclic en exploitant parfaitement un tableau gentillet à Roland-Garros pour se glisser en 1/8ème de finale (avec aucune Top 70 au passage !), puis en réalisant la même performance à Wimbledon (et une belle résistance face à Venus Williams). Elle a par la suite continué à bien jouer, avec une victoire à Guangzhou juste après l’US Open, une ½ finale à Istanbul, et a eu moins de chance en tombant d’entrée sur Maria Sharapova à New York (sortie en trois manches).

Il faut encore une fois nuancer ces résultats: Jarmila Groth a vraiment eu droit à des tirages au sort très favorables (à l’image de Guanzhou, où elle n’a pas eu à battre une seule Top 100). Elle a toutefois eu le mérite d’être opportuniste. Mais sur ses 47 victoires de la saison, seules 3 ont été acquises contre ses congénères du Top 50, avec un début de saison marqué par les tournois ITF.

Ses atouts ? Une frappe de balle lourde et rasante qui n’a rien à envier aux meilleures joueuses du monde, avec un jeu à plat très risqué et spectaculaire. Son service peut être très efficace et lui ramener beaucoup de points (même si là aussi, c’est essentiellement sans effet, et sujet à des double-fautes). Enfin, les zones choisies du fond de court sont souvent assez imprévisibles, avec des diagonales, décroisés, longs de ligne, et autres décalages : pas évident d’anticiper pour l’adversaire. Elle a aussi bien amélioré sa condition physique sous la houlette de Gavin Hopper (ancien préparateur physique d’Amanda Coetzer, qui a aussi aidé Monica Seles en 1998).

Le hic, c’est qu’il n’y a pas de solution de rechange, et que dans un mauvais jour (peu importe l’opposition), Jarmila Groth peut complètement passer au travers. Dans ces moments là, les fautes directes grossières s’égrènent sans discontinuer. C’est ce qui explique sa capacité à tenir tête aux meilleures du circuit, tout en perdant des rencontres improbables en ITF contre des joueuses évoluant parfois aux alentours de la 300ème place mondiale. Il serait donc judicieux de trouver davantage de constance tout au long de l’année, d’être capable de rester mobilisée en cas de trou d’air et de mettre en place des solutions tactiques différentes. Physiquement, la poursuite des efforts entrepris ces 12 derniers mois est incontournable (il y a encore de la marge niveau vélocité !).

Surtout, il faudra absolument que Groth remette en question son calendrier : l’australienne joue beaucoup trop, et use bien la corde d’une confiance en elle qui cède encore trop facilement. Nous sommes le 22 Novembre, et elle est encore en compétition dans des 25.000$ dans lesquels elle n’a rien à y faire. Si elle ne fait pas une bonne coupure à l’inter-saison (pour recharger les batteries, puis pour travailler d’autres aspects de son jeu) et qu’elle négocie mal sa tournée australienne, la suite des événements en 2011 pourrait mal tourner. Elle a déjà liquidé une bonne partie de sa dynamique en subissant des contre-performances suite au gain de son premier tournoi à Guangzhou. Maintenant qu’elle est aux portes du Top 40, il faut avoir l’ambition et le courage nécessaires pour passer à des tournois de catégories supérieures. A suivre.

2010 EN UN CLIN D’OEIL

GRAND CHELEM

AO RG WIMBLEDON US OPEN
1T 1/8 F 1/8 F 1T

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INDIAN W.
MIAMI MADRID BEIJING
- - - -

PREMIER 5

DUBAI ROME CINCINNATI CANADA TOKYO
- - - 2T (Q) Q2

A NOTER

WTA Tour : Victoire à Guangzhou, 1/2 Finale à Istanbul, 1/4 de Finale à Estoril

Victoires/Défaites Top 10: Aucune victoire, 2 défaites: V. Williams, Li

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Le Bilan de l'année WTA (8/50): Sara Errani est à sa place

novembre 22nd, 2010 · 2 Comments · TEF ACTU


N°43 / Sara Errani, Italie, 23 ans
(2009: N°48)

Sara Errani est d’une régularité sans faille, puisqu’il s’agit de la troisième année consécutive qu’elle termine entre la 40ème et la 50ème place mondiale. L’italienne parvient donc à se maintenir à un niveau Top 50 louable, sans toutefois réussir à décoller, alors qu’elle n’est pas du tout une joueuse en fin de carrière : elle n’a que 23 ans.

Contrairement aux deux saisons précédentes, Errani n’a toutefois pas su atteindre la moindre finale en 2010, se contentant d’une maigre 1/2 finale à Hobart, et d’une série de 1/4 de finale, quasiment tous obtenus en catégorie International (à l’exception du faiblard Premier de Varsovie). Notons quand même son adaptation à toutes les surfaces. Elle a su se montrer par ailleurs constante en Grand Chelem (avec 3 troisièmes tours), mais a a été dans l’incapacité d’obtenir la première victoire de sa carrière sur une membre du Top 10, même si elle n’est pas passée loin contre Jelena Jankovic (à deux points du match à Indian Wells) et Samantha Stosur (trois balles de match manquées à Tokyo). Pire : aucune victoire sur une Top 20 dans son escarcelle en 2010.

Petit gabarit (1m64 pour 60kg), la N°4 transalpine (derrière Schiavone, Pennetta et Vinci) compense par une combattivité remarquable, et des un jeu de jambes rapide et rigoureux. Très bonne en défense, Errani a également les moyens d’être offensive, avec un grand coup droit lifté qu’elle choisit souvent de jouer décroisé, et un revers plus à plat bien solide. Elle sait par ailleurs très bien manier les différents effets (amorties, lifts, slices, moonballs), et les utiliser avec lucidité. Résumer le jeu d’Errani à ses qualités de relance est en tout cas réducteur, car elle peut bien s’adapter à tout un tas de circonstances (surface, adversaire, conditions de jeu).

Mais si cela suffit pour rester Top 50, cela est en revanche trop court pour espérer mieux. Premier problème technique évident, son service : elle ne survit que par une fort pourcentage de premières balles (les fameuses premières-secondes), et dispose d’une seconde balle anémique. Et comme elle se cantonne à un service kické prévisible, cela ne pardonne pas lorsqu’elle affronte la crème du tennis mondial. En règle générale, son manque de puissance est très pénalisant, encore que sa balle avance bien … lorsqu’elle ne décroche pas trop vite derrière sa ligne de fond de court, ce qui est un défaut récurrent. Il faut dire qu’elle bat généralement sans problèmes les joueuses moins bien classées qu’elle en étant simplement solide en jouant de la sorte : du coup, quand elle doit défier des adversaires plus cotées, Errani reste sur cette mauvaise habitude qui ne lui réussit guère (et c’est encore pire sur terre battue, une surface sur laquelle elle a déçu en 2010 : l’italienne est encore plus unilatéralement défensive sur l’ocre, et se contente de jouer dans des diagonales en étant trop loin de sa ligne).

Par ailleurs, son jeu ne lui rapporte pas de points gratuits, car tout se fait dans le combat : son jeu n’est donc pas assez économique, et la pousse à dépenser un influx nerveux dont elle manque en fins de parties. Cela explique en partie ses faillites mentales lors des moments cruciaux (on évoquait Jankovic et Stosur, mais elle a aussi perdu beaucoup de matchs qu’elle avait bien en main contre d’autres adversaires), et son manque d’imagination lors de ces occasions (diagonales, diagonales, diagonales ….). Il y a donc urgence si Sara Errani ne veut pas se contenter d’une place (certes honorable) dans le Top 50 : le service est le premier chantier à déclencher, tandis qu’on aimerait bien la voir essayer des nouvelles choses (sans dénaturer son jeu évidemment) contre ses adversaires moins calibrées, et de ne pas se reposer sur ses qualités.

2010 EN UN CLIN D’OEIL

GRAND CHELEM

AO RG WIMBLEDON US OPEN
3T 1T 3T 3T

PREMIER MANDATORY

INDIAN W.
MIAMI MADRID BEIJING
3T 3T 1T 2T

PREMIER 5

DUBAI ROME CINCINNATI CANADA TOKYO
- 1T 2T 1T 2T

A NOTER

WTA Tour : 1/2 Finale à Hobart et Marbella, 1/4 de Finale à Varsovie, Bogota, Birmingham, Palerme et Linz

Victoires/Défaites Top 10: Aucune victoire, 6 défaites: Jankovic, Radwanska, Stosur (X2), Zvonareva, Wozniacki

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Le Bilan de l'année (7/50): Derniers tours de piste pour Patty Schnyder

novembre 21st, 2010 · 9 Comments · TEF ACTU


N°44 / Patty Schnyder, Suisse, 31 ans
(2009: N°43)

Encore une nouvelle saison bouclée dans le Top 50 pour Patty Schnyder, qui est coutumière du fait depuis 1998. Depuis maintenant plus de deux ans, la question de la retraite lui est constamment adressée, mais la suissesse, en dépit des diverses spéculations, est encore pour le moment bien présente sur le circuit. Ses admirateurs savent toutefois qu’ils ne doivent pas manquer chaque opportunité de la voir jouer, car au stade où elle en est, elle pourrait très bien décider de s’arrêter du jour au lendemain.

Schnyder, à défaut de retrouver une constance suffisante pour revenir dans le Top 30, a au moins eu le mérite de de se maintenir au même niveau que l’an dernier. Ce n’était pas gagné, car les incertitudes régnaient en début de saison, dans la mesure où elle s’est faite opérer d’un tendon d’Achille fin 2009, une intervention qui l’a obligée à manquer (pour la première fois depuis 1996 !) la première levée du Grand Chelem de l’année. Les débuts se sont donc fait en douceur,avec peu de choses à signaler jusqu’à la saison sur terre battue, auréolée de son seul succès de l’année face à une membre du Top 10 (Agnieszka Radwanska à Madrid). Elle n’a en revanche rien pu faire contre Venus Williams, sa bête noire de toujours, face à laquelle elle a été opposée à deux reprises (Rome et Roland-Garros).

Pour le reste, c’est surtout en catégorie International que Patty Schnyder s’est signalée, signe d’un déclin manifeste pour une joueuse qui était encore Top 10 il y a trois ans. Dommage pour elle qu’elle n’ait pas profité d’un tableau intéressant à L’US Open, où les ¼ de finale ne semblaient pas inatteignables (défaite, après avoir eu une balle de match, contre Yanina Wickmayer).

D’après nos sources les plus récentes, il semblerait que la talentueuse suissesse souhaite arrêter sa carrière après le prochain Roland-Garros. L’objectif évident de Schnyder est clairement d’être ultra opérationnelle sur cette surface ocre qui convient tant à son jeu. C’est une anomalie qu’elle n’ait jamais remporté de grands titres sur cette surface (ne serait-ce qu’un Tier II-Premier !). Elle a encore les moyens, plus qu’ailleurs, de signer des coups d’éclats pour partir en beauté, d’autant plus que la tournée australienne lui réussit beaucoup moins bien depuis 2008 et l’abandon du Rebound Ace.

On peut penser que Schnyder ne prendra pas l’inter-saison à la légère : derrière son allure désinvolte se cache une mordue absolue de la petite balle jaune, capable de pleurer pendant des heures dans les vestiaires après une défaite (parfois après des parties où on a eu l’impression qu’elle balançait !), et toujours très heureuse lorsqu’il s’agit d’aller s’entraîner. Si elle garde une forme physique correcte (moins dessinée sur le plan musculaire qu’il y a quelques années, la N°1 suissesse reste tout de même dans de bonnes dispositions dans son déplacement et son endurance), et qu’elle trouve du relâchement au service de son beau tennis inspiré, on sait que Schnyder peut encore surprendre. Mais elle est tellement imprévisible qu’on se gardera bien d’émettre un pronostic quant à ses prédispositions mentales de l’an prochain.

2010 EN UN CLIN D’OEIL

GRAND CHELEM

AO RG WIMBLEDON US OPEN
- 1T 1T 3T

PREMIER MANDATORY

INDIAN W.
MIAMI MADRID BEIJING
2T 2T 1/8 F 2T

PREMIER 5

DUBAI ROME CINCINNATI CANADA TOKYO
1T 2T - 2T (LL) -

ET AUSSI

WTA Tour : Finales à Budapest et Linz, 1/2 Finale à Prague, 1/4 de Finale à Fes

La perf’: Schnyder bat Radwanska 36 64 64, Madrid 2T
Le Bide : Keothavong bat Schnyder 75 62, Luxembourg 2T

Victoires/Défaites Top 10: 1 victoire (Radwanska), 6 défaites (Wozniacki (X3) , V. Williams (X2), Stosur)

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