
N°45/ Anastasija Sevastova, Lettonie, 20 ans
(2009: N°83)
Après de longues années d’attente, la Lettonie tient enfin une joueuse peut-être digne de prendre le relais de Larisa Savchneko-Neiland (grande spécialiste de double, mais également 13ème mondiale à son meilleur classement). En effet, Anastasija Sevastova est parvenue à se glisser dans le Top 50, dans la continuité d’une progression régulière depuis ses débuts sur le circuit professionnel. Il s’agit probablement d’une des joueuses les plus méconnues du grand public, alors qu’elle a pourtant déjà signé quelques performances tout à fait notables sur plusieurs surfaces.
Sevastova fait partie des rares joueuses ayant un ratio positif contre les membres du Top 10, avec deux victoires contre une défaite: des succès au couteau sur Jelena Jankovic et Samantha Stosur sur dur extérieur montrent qu’elle n’est pas du genre à être inhibée, chose que l’on a pu également constater lors de sa défaite honorable au 1er tour de Wimbledon face à Justine Henin. D’autre part, l’élève de Martin Ruthner (son coach depuis 2006, avec lequel elle s’entraîne à Vienne) a montré des dispositions intéressantes sur toutes les surfaces : elle a remporté le premier titre de sa carrière à Estoril sur terre battue, et obtenu une flopée d’autres résultats consistants sur l’ocre européen, tout en atteignant les 1/4 de finale à Beijing et les 1/2 finales à Monterrey sur dur.Ses atouts ? Un jeu de fond de court solide, avec une gifle lifté en coup droit, un revers tendu, une bonne lecture du jeu, et un touché de balle tout à fait correct permettent à cette bagarreuse de disposer d’un jeu sans point faible trop handicapant d’un point de vue technique dans sa filière de jeu.
Il y a néanmoins des lacunes dans divers secteurs : la N°1 lettone pourrait déjà améliorer son service (son ample mouvement est pénalisé par une balle est bien trop descendante) pour gagner des points plus rapidement et ne pas s’épuiser à la tâche. D’autre part, il y a une tendance à trop facilement décrocher derrière sa ligne de fond de court, ce qui la rend bien ordinaire face aux joueuse qui opposent leur puissance à son relâchement. Relevons aussi une difficulté à aller de l’avant, même si ces derniers mois, Sevastova a tenté davantage d’incursions au filet. Par ailleurs, elle gagnerait sûrement à exploiter davantage des effets qu’elle maîtrise plutôt bien: plus de longueur sur ses coups droit bombées, et quelques slices en revers seraient judicieux, afin d’éviter de rentrer des cadences durant lesquelles des joueuses opposeront leur puissance à son relâchement.
Enfin, un renforcement musculaire est nécessaire si elle veut passer un cap : même si elle couvre assez bien son terrain, et qu’elle est résistante à l’effort, Anastasija Sevastova pourrait gagner en vélocité, en explosivité et en rapidité. Pour l’heure, elle est donc loin d’avoir exploité toutes ses qualités athlétiques et techniques potentielles. Tout dépend après de sa faculté ou non de pouvoir voir plus loin qu’une place de 45ème mondiale.
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A NOTER
WTA Tour : Victoire à Estoril, 1/2 Finale à Monterrey, 1/4 de Finale à Strasbourg, Budapest et Bad Gastein
La perf : Sevastova bat Stosur, 26 76 75, Beijing 2T
Le Bide : Larsson bat Sevastova 62 62, RG 1T
Victoires/Défaites Top 10: 2 victoires (Jankovic, Stosur), 1 défaite (Radwanska)
Tags:anastasija sevastova·tenfem·wta sevastova

N°46 /Kimiko Date -Krumm, Japon, 40 ans
(2009: N°82)
Les qualificatifs n’ont pas manqué ces dernières semaines pour souligner les excellentes performances de Kimiko Date-Krumm, qui a signé une fin de saison particulièrement réussie pour se hisser dans le Top 50 pour la première fois … 1996. Son âge (40 ans), son long temps de pause entre ces « deux » carrières (12 ans), et son statut (ancienne N°4 mondiale, plusieurs demi-finales en Grand Chelem à son actif) font d’elle l’une des joueuses les plus atypiques de l’histoire du circuit féminin.
Revenue en 2008 dans la discrétion des ITF japonais, ce retour de la japonaise avait suscité un scepticisme profond parmi les observateurs. Mais peu à peu, Date-Krumm a franchi les étapes : victoires en ITF, défaites serrées contre le Top 100 (puis Top 50), et progressivement les résultats sont venus sur le circuit principal. Samantha Stosur, Maria Sharapova, Shahar Peer, Dinara Safina, Li Na, Nadia Petrova sont entre autres tombées dans ses filets (sachant qu’Azarenka et Dementieva ne sont pas non plus passées loin de la défaite face à elle). Des succès qui peuvent surprendre si on ne considère que l’âge de Date-Krumm. Or, plusieurs facteurs expliquent ce retour aux affaires réussi.
Tout d’abord, sa préparation physique est absolument exemplaire : affûtée, très méticuleuse dans sa manière de récupérer entre les rencontres (acupuncture notamment), souci d’une alimentation qui colle aux exigences au sport du haut niveau : la nippone ne laisse rien au hasard. Sa forme physique est parfaitement optimisée, et le fait d’avoir arrêté 12 ans le sport de haut niveau (tout en maintenant d’évidence une hygiène de vie impeccable) l’a épargnée : sur le terrain, elle ne vraiment pas son âge ! Cela explique sa résistance, comme à Seoul où elle a pris le dessus sur Stosur et Peer, sur deux jours consécutifs, à chaque fois en près de 3 heures de jeu.
Par ailleurs, sa façon d’aborder tactiquement les rencontres est également très professionnelle. Contrairement à la plupart de ses jeunes congénères, Date-Krumm décortique volontiers les parties de ses adversaires par vidéo, et adapte un schéma tactique en fonction des attributs de ses rivales. Gagnante de Safina à Roland-Garros en Mai, elle a aussi sorti la russe au 1er tour de Stanford deux mois plus tard. Lorsqu’on lui a demandé si elle s’était servie de sa victoire parisienne pour ce nouveau succès, la japonaise a expliqué qu’elle avait « au contraire essayé d’oublier ce match, car c’était une situation différente » et qu’elle avait regardé un DVD d’un match de Safina sur dur ». Une bonne façon de ne jamais se reposer sur des acquis.
Enfin, il y a (et c’est heureux) des raisons tennistiques : prise de balle très précoce , jeu vers l’avant (bonne main au filet), sens du contre et de l’adaptation, défense intelligente. Des qualités, qui, combinées à une expérience considérable et à ce qu’on a pu mentionner plus tôt, lui permettent de défier le temps. Et pour le moment, cela compense ses talons d’Achille : service moyen, fautes directes qui peuvent dangereusement s’additionner dans un mauvais jour en raison d’un jeu risqué et très à plat, difficultés sur les balles à hauteur d’épaule (encore que peu de joueuses utilisent cette option face à elle) et manque de puissance sur surface lente (car elle peut moins s’appuyer sur la vitesse de balle adverse).
Le parcours de Kimiko Date-Krumm sera donc toujours aussi intriguant à suivre en 2011, d’autant plus qu’elle a de la marge par rapport à son début de saison 2010 (durant lequel elle n’avait pas encore pu jouer à plein régime, en raison de divers pépins physiques). Il lui faudra bien se concentrer sur les tournois importants, car pour le moment, en Grand Chelem et Mandatory (et même si ses tableaux n’ont pas toujours été généreux), il y a matière à bien mieux faire que cette année. Et on imagine que ces grandes occasions sont les raisons pour lesquelles est revenue sur les courts.
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A NOTER
WTA Tour : Finale à Osaka, 1/2 Finale à Bali, 1/4 de Finale à Auckland, Seoul
La perf’ : Date-Krumm bat Stosur 57 63 76, Seoul 1/4F
Le bide : Hampton bat Date-Krumm 62 76 64 75 (San Diego, Q)
Victoires/Défaites Top 10 : 2 victoires (Safina, Stosur), 4 défaites (Azarenka, Dementieva (X2), Schiavone)
Tags:date krumm bilan tennis 2010·kimiko date krumm tennis wta

47/ Angelique Kerber, Allemagne, 22 ans
(2009: N°106)
Après un peu plus de deux ans et demi de stagnation, Angelique Kerber a enfin su passer un cap sur le circuit principal, avec pour la première fois, une place dans le Top 50. Un résultat d’autant plus appréciable que Kerber a la plupart du temps joué en WTA, contrairement aux années précédentes, où elle était cantonnée aux ITF.
Ce qui est intéressant, c’est qu’elle a démarré l’année en fanfare, et qu’elle ne s’est pas écroulée en cours de route, malgré bien sûr des hauts et des bas. Issue des qualifications à l’Open d’Australie, elle s’est frayée un chemin jusqu’au premier 3ème tour de sa carrière en Grand Chelem, avec un succès sur Rezai et un échec sur le fil face à Svetlana Kuznetsova (dont on ne présageait pas encore les difficultés à venir en 2010). Il faut aussi retenir un autre 3ème tour à Wimbledon, agrémenté d’une victoire convaincante sur la solide Shahar Peer. Si on ajoute à sa capacité à bien jouer contre des joueuses du Top 20 une finale à Bogota (la première de sa carrière), ainsi qu’une demi-finale à Luxembourg et deux autres quarts de finale (Fes et Copenhague), cela donne une saison correcte sur toutes les surfaces pour une joueuse qui n’avait jamais brillé autant à ce niveau par le passé.
Reste à voir les possibilités d’évolution de la N°3 allemande (derrière Petkovic et Goerges): il s’agit d’une joueuse talentueuse, qui a pour principale force un sens de l’anticipation bluffant, qui donne souvent l’impression de la voir arriver sur la balle sans fournir beaucoup d’efforts. Elle possède par ailleurs une balle difficile à contrôler, car elle alterne volontiers entre balles molles et accélérations soudaines. Du fond de court, Angelique Kerber est donc tout aussi capable de prendre le jeu (surtout en coup droit) à son compte que de se positionner en contre (surtout en revers), bien aidée par les angles de sa patte gauchère. Il y a toutefois, et c’est heureux, plusieurs points à bien améliorer pour progresser au sein de la hiérarchie mondiale.
En tant que gauchère, son service pourrait être plus décisif : sa première balle, dans les bons jours, peut être une arme, mais cela manque cruellement de régularité, et l’expose sur sa seconde balle très moyenne. Il y a par ailleurs l’obligation d’être plus précise sur le petit jeu de jambes, car comme cela arrive souvent aux joueuses au tennis un peu « facile », Kerber a tendance à se reposer sur son coup d’Å“il et à rester trop statique, pour ne pas dire indolente. Bilan des courses : de nombreuses fautes de placement lorsqu’elle frappe à plat, car elle son bras fait 75% du travail. En général, sa condition physique peut en tout cas être nettement améliorée.
Maintenant qu’elle est une joueuse du Top 50 (avec des points bien rétablis tout au long de l’année), Kerber va sûrement davantage faire l’expérience de tournois Premier (avec un prize-money plus intéressant qu’en International). Si elle se doit de plus tenter sa chance dans cette catégorie pour se frotter aux meilleures, il faudra quand même qu’elle continue à jouer en tournois International. Enfin, Angelique Kerber, qui a un gros tempérament sous son air tranquille, va devoir veiller à gagner même en jouant mal : des défaites en 2009 contre Voracova, Koryttseva ou encore Lepchenko sonnent comme des avertissements.
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A NOTER
WTA Tour : Finale à Bogota, 1/2 Finale à Luxembourg, 1/4 de Finale à Fes et Copenhague
La perf : Kerber bat Radwanska, 57 76 75, Beijing 1T
Le Bide : Voracova bat Kerber 75 62, Fes, 1/4F
Victoires/Défaites Top 10: Aucune victoire, 1 défaite (Kuznetsova)
Tags:angelique kerber wta tennis

N°48 / Polona Hercog (Slovénie), 19 ans
(2009: N°71)
Ce n’est jamais évident d’assurer une bonne saison après avoir grimpé de la 243ème à la 71ème place mondiale. Contrairement à d’autres qui se sont cassées les dents après un tel changement de statut, Polona Hercog a su garder un bon cap, et accomplir une saison 2010 honorable et assez régulière, alors qu’elle a joué quasiment exclusivement sur le circuit principal WTA. Le Top 50 est donc déjà un résultat appréciable dans ces conditions pour la N°1 slovène, qui prend la relève de Katarina Srebotnik (cette dernière ne se consacrera plus qu’au double à partir de l’année prochaine).
En 2009, Hercog avait surtout attiré l’attention par ses qualités sur terre battue, avec de gros résultats en ITF, et quelques incursions réussies en WTA sur l’ocre européen. Grandes préparations, science de la glissade et déplacement, bon coup droit lifté et bon touché de balle : un cocktail souvent gagnant. En revanche, ses difficultés sur dur ont rapidement été perceptibles, et l’un des défis en 2010 pour cette jeune joueuse était de progresser sur sa capacité à s’adapter à plusieurs surfaces. En cela, Polona Hercog a plutôt bien réussi son affaire, avec une 1/2 finale à Portoroz (dur) et deux quarts de finale à Copenhague et Luxembourg (indoor). Certes l’opposition était réduite, mais il faut ajouter aussi un succès sur Daniela Hantuchova à Beijing, ce qui aurait été inimaginable un an plus tôt. Reste qu’il y a encore du travail (défaite étonnante contre Minella à l’US Open).
Au-delà de ces progrès, et de l’affirmation de ses qualités de terrienne, deux problèmes vont se poser à Hercog la saison prochaine. Le premier est technique : son revers est une faiblesse qui risque de lui coûter cher. La slovène slice la plupart du temps, et plutôt bien, mais n’est pas Steffi Graf qui veut. En refusant d’acquérir un revers frappé, pour pouvoir varier les effets, Polona Hercog prend le risque de se faire acculer et neutraliser sur ce coup, à l’image d’une Magdalena Rybarikova (qui a d’ailleurs bien coulé dès lors que les joueuses ont appréhendé ce point faible).
L’autre souci majeur est d’ordre mental : la slovène est bien trop nerveuse lors des instants cruciaux, et a tendance à devenir bien trop passive. Cela a par exemple plombé sa saison européenne sur terre battue : elle a eu des matchs en main en n’arrivant pas à porter l’estocade finale (elle menait 62 51 contre Peer à Rome avant de perdre, dominait Bartoli à Madrid avant de s’incliner en laissant son adversaire prendre les initiatives, et a eu l’avantage 3-0 dans le dernier set contre une Wozniacki aux abois à Varsovie, en vain).
A 19 ans, Hercog a encore le temps de prendre de l’expérience, et possède une marge de progression intéressante. Elle déclarait en mars dernier sur le site de la WTA, suite à sa défaite en finale d’Acapulco contre Venus Williams, qu’elle souhaitait améliorer son revers et se focaliser sur sa préparation physique. Des résolutions qui, on l’espère pour elle, seront toujours d’actualité pour l’inter-saison.
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A NOTER
WTA Tour : Finale à Acapulco, 1/2 Finale à Portoroz, 1/4 de Finale à Prague, Budapest, Copenhague et Luxembourg
La perf’ : Hercog bat Safarova 61 62 (RG, 1T)
Le bide : Minella bat Hercog 64 75 (USO, 1T)
Victoires/Défaites Top 10 : Aucune victoire, 3 défaites (V. Williams, Wozniacki, Schiavone)
Tags:hercog bilan 2010 tennis féminin·maribor srebotnik·polona hercog wta tennis

N°49 / Gisela Dulko (Argentine), 25 ans
(2009 : N°37)
On a l’impression que Gisela Dulko est une vieille briscarde, mais on oublie vite qu’elle n’a que 25 ans. La N°1 argentine a réalisé une saison au diapason de ce qu’elle fait depuis plusieurs années : quelques coups d’éclats sans lendemain contre des joueuses au pedigree intéressant aux tournois high-profile (Henin à Indian Wells, Azarenka à Roland-Garros, Ivanovic à Melbourne), ainsi que des résultats assez consistants lors des événements de catégorie International. Cela permet pour la cinquième fois de sa carrière à conclure une saison à l’intérieur de la marque symbolique du Top 50 (son meilleur classement de fin d’année est une 27ème place en 2005).
Avoir Dulko pour un premier tour lorsqu’on est une joueuse cotée n’est jamais à prendre à la légère (même si cette année, elle n’a pas eu de scalps du Top 10). En revanche, lorsqu’elle parvient à battre l’une de ses adversaires réputées, c’est une bonne nouvelle pour celle qui l’affrontera au tour d’après. Une victoire nette contre Azarenka à Roland-Garros ? S’en suit un calage inexplicable le tour suivant contre Chanelle Scheepers, alors que le tableau était ensuite grand ouvert pour les 1/8èmes de finale. Il y a donc clairement un problème de constance dans l’enchaînement des rencontres, avec une difficulté évidente à pouvoir se regrouper mentalement après une victoire satisfaisante.
Pas d’évolution non plus dans sa manière de gérer son calendrier : Dulko a toujours les pires difficultés du monde à rester compétitive en simple à partir de la saison sur dur américain. Sur les 21 rencontres remportées en 2010, elle n’en a gagné que 4 à compter de San Diego (contre 8 défaites dans le même temps). Et cette saison, un heureux paramètre s’est ajouté pour compliquer la tâche : sa réussite en double, avec une saison formidable réussie avec le concours de Flavia Pennetta (N°1 mondiale à la fin de la saison, succès aux Masters, 7 titres). Pas facile à tenir le coup pour une joueuse qui s’est toujours refusée à passer trop d’heures en salles de gym.
Il y a quelques années, lorsqu’elle gravitait aux alentours de la 25ème place mondiale, on envisageait la possibilité pour l’argentine d’intégrer le Top 20 (grâce notamment à ses progrès au service). Mais désormais, ce scénario semble peu probable, malgré toutes ses qualités (sens tactique, jeu de fond de court stable et varié, transition entre attaque et défense). Dulko se posera toujours comme une adversaire difficile à manÅ“uvrer, capable d’une performance de choix, mais pas prête physiquement (endurance, manque de puissance) et mentalement à relever plusieurs défis en successions.
Continuer à battre des grandes joueuses, et essayer d’ajouter des tournois à son palmarès (ce qu’elle n’a pas su faire cette saison, même si elle n’est pas passée loin du titre à Bastad contre Aravane Rezaï) sera probablement l’objectif de Gisela Dulko, qui va sûrement vivre une saison 2011 dans la continuité des deux dernières années. Sans oublier ce qui sera sa cible prioritaire : gagner son premier titre du Grand Chelem … en double.
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A NOTER
WTA Tour : Finale à Bastad, 1/2 Finale à Bogota, 1/4 de Finale à Hobart et Acapulco
La perf : Dulko bat Azarenka 61 62, RG 1T
Le Bide : Diyas bat Dulko 63 67 76, Moscou, 1T
Victoires/Défaites Top 10: Aucune victoire, 4 défaites (Zvonareva, Radwanska, Jankovic, Stosur)
Tags:dulko numéro 1 mondiale·dulko saison 2010·gisela dulko

N°50 / Ekaterina Makarova (Russie), 22 ans
(2009: N°60)
Pour la deuxième fois de sa carrière, Ekaterina Makarova termine une saison professionnelle à l’intérieur du Top 50. Tout juste ! En réalité, la russe n’a pas vraiment évolué depuis son avènement au haut niveau en 2008 , puisqu’elle oscille entre la 40ème et la 70ème place mondiale depuis maintenant 3 ans. Pour rappel, elle s’était révélée à l’US Open 2007, en atteignant le 3ème tour pour son premier main draw en Grand Chelem, en sortant au passage Aï Sugiyama.
Elle a tout de même eu l’occasion de vivre en 2010 le plus grand moment de sa carrière, avec un succès étonnant à Eastbourne, après être sortie des qualifications. Le tout, sans perdre le moindre set tout au long de la semaine, face à des joueuses du calibre de Pennetta, Petrova, Kuznetsova, Stosur et Azarenka ! Un résultat exceptionnel qui tombait à point nommé : après avoir perdu les points de ses finales à Fes et Estoril, Makarova devait défendre les 120 points d’un 1/4 de finale à … Eastbourne pour éviter de sortir du Top 100. Autant dire qu’elle a bien géré cette pression là ! Elle a en tout cas montré durant son parcours britannique qu’à son meilleur, elle possédait de beaux atouts : un service de gauchère très efficace qui lui ouvre les angles, un coup droit très relâché et des qualités de contreuse qui s’expriment particulièrement côté revers, grâce à un bon coup d’Å“il.
Alors comment expliquer des résultats aussi décevants concernant le reste de sa saison ? Il y a tout d’abord un problème d’inhibition sur le court: Makarova a tendance à être anxieuse (ce qui n’aide pas dans les moments importants), et à se montrer généralement très sensible aux circonstances extérieures aux rencontres. En plus de cela, on n’a pas eu l’occasion de voir la moindre évolution technique ou physique ces trois dernières années. Son sens de l’anticipation ne compense pas assez un jeu de jambes peu tonique : dès lors qu’on lui coupe les angles, et qu’on lui joue droit dessus, c’est une pluie de fautes directes qui tombe sur le terrain.
Par ailleurs, on ne la voit pas assez exploiter ses qualités offensives : dotée d’une volée correcte (c’est d’ailleurs une bonne joueuse de double), elle pourrait se faciliter la tâche en avançant davantage dans le court, et en améliorant techniquement ce secteur, sans se reposer sur le seul talent de sa main. Ce qui est dommage, c’est que son entraîneur Evgenia Manyokova était une très bonne joueuse de double (elle a remporté par exemple le double mixte à Roland-Garros en 1993 aux côtés d’Andrei Olhovskiy), et qu’elle ne l’a d’évidence pas incitée à creuser un peu dans cette direction. Ou peut-être l’a t-elle fait, et que Makarova n’arrive pas à l’appliquer sur le court. Notons que Manyokova s’occupe aussi de la jeune Yana Buchina (18 ans), et qu’on ne sait pas vraiment comment elle s’organise pour s’occuper de ses deux élèves.
Makarova est encore une jeune joueuse (22 ans), mais à l’heure actuelle, au vu de ces trois dernières années, il est délicat d’envisager une place dans le Top 30 si elle ne change pas quelque chose dans sa préparation. Si elle veut absolument rester en fond de court, elle se doit absolument de travailler son jeu de jambes. Dans le cas contraire, le filet et le développement de filières courtes semblent être des options pertinentes.
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A NOTER
WTA Tour : Victoire à Eastbourne, 1/4 de Finale à Séoul
La perf’ : Makarova bat Stosur 76 75 (Eastbourne, 1/2 F)
Le bide : Z. Kucova bat Makarova 63 61 (Paris, Q1)
Victoires/Défaites Top 10 : 1 victoire (Stosur), 3 défaites (Radwanska, V. Williams, Schiavone)
Tags:ekaterina makarova tenfem·tennis russie makarova·wta tennis ekaterina makarova

[Caroline Wozniacki]
Top 10
Serena Williams étant sur la touche la plupart de la saison (et elle a quand même trouvé le moyen de gagner deux Grands Chelems pour finir N°4 !), c’est la constance de Caroline Wozniacki qui a payé. La danoise, qui a effectué un second semestre impressionnant, finit la saison N°1 mondiale, devant Vera Zvonareva, qui a également bien animé la deuxième partie de la saison. Pas de titres pour les deux mieux classées, mais un Masters et un US Open pour Kim Clijsters, qui aurait pu prétendre à mieux avec davantage de tournois, et une blessure au pied contractée au printemps en moins. Venus Williams complète le Top 5, pour la première fois depuis 2002, et ce, grâce à un début d’année consistant. Même scénario pour Jelena Jankovic, qui a la grande majeure partie de ses points au 1er semestre, et qui se stabilise au 8ème rang (gare à la chute après le printemps …).
Deux petites nouvelles (mais pas des jeunettes !) font logiquement leur apparition : Samantha Stosur et Francesca Schiavone, qui ont toutes les deux confirmé leurs progrès respectifs de 2009 (et comment !). Après un petit passage à vide après Roland-Garros, Schiavone a plutôt bien assumé son nouveau statut, libérée semble t-il de toute pression. Stosur a franchi un cap, mais sa nervosité l’a rattrapée à des moments clés de la saison (finale de Roland-Garros, tournée asiatique, Masters). Enfin, Elena Dementieva termine une nouvelle fois avec les honneurs du Top 10, tandis qu’Azarenka est sans surprise en baisse : les nouvelles obligations de la RoadMap, le changement d’entraîneur, et les soucis physiques l’ont empêché de progresser malgré quelques coups d’éclats ici et là .
(04)Â 01. Caroline Wozniacki (DAN)
(09)Â 02. Vera Zvonareva (RUS)
(18)Â 03. Kim Clijsters (BEL)
(01)Â 04.Serena Williams (USA)
(06)Â 05. Venus Williams (USA)
(13)Â 06. Samantha Stosur (AUS)
(17)Â 07. Francesca Schiavone (ITA)
(08)Â 08. Jelena Jankovic (SER)
(05)Â 09. Elena Dementieva (RUS)
(07)Â 10. Victoria Azarenka (BIE)

[Shahar Peer]
Top 20
Li Na améliore encore une fois le meilleur classement de fin d’année obtenu par une joueuse chinoise, aux portes du Top 10, bien aidée par une endurance physique améliorée (l’une de ses rares saisons complètes !). Le plus intéressant, c’est qu’on sent que son potentiel est loin d’être maximisé, tant elle a encore sabordé en raison d’un manque de discernement tactique. Belle saison de Shahar Peer, revenue à son meilleur niveau cette année, et qui n’a pas été trop perturbée par son changement d’entraîneur en plein milieu d’année. Mais est-elle capable d’aller plus loin ? Rien n’est moins sûr, mais sa volonté peut défier son déficit de puissance. Dans la catégorie progrès, soulignons aussi le retour de Maria Kirilenko au sein du Top 20, avec un physique tonifié, et de beaux scalps dans des gros tournois. Son tennis varié et offensif avait besoin de cette remise en forme foncière. Sentiments mitigés pour Aravane Rezaï : première saison dans le Top 20, mais son succès à Madrid laissait présager des auspices plus ambitieuses. Son calendrier trop chargé, malgré des petits pépins physiques, est un choix qu’on ne comprend pas. Ana Ivanovic s’est remise sur les bons rails avec du bon travail réalisé aux côtés de Heinz Gunthardt : la serbe était aux alentours de la 60ème place mondiale au printemps dernier ! Que dire enfin de Justine Henin, qui termine 2010 à la 12ème place en jouant que 6 mois ?
Peu de reliefs pour Agnieszka Radwanska (toujours aussi peu décisive contre les meilleures joueuses du monde), qui va en plus rater la tournée australienne en raison d’une fracture de fatigue contractée en Asie. Même constat pour Marion Bartoli, dont les choix de calendrier « light » en début d’année n’ont pas eu les effets escomptés. La française a surtout déçu en Grand Chelem, où elle a souvent eu des tableaux accessibles. Nadia Petrova reste, de son côté, une valeur sûre du Top 20 capable de grosses performances à tous moments. Quant à Maria Sharapova, des doutes sont permis pour son retour au tout premier plan : elle a retrouvé de bonnes sensations en milieu d’année, mais ses défaites contre Henin (Paris), Serena Williams (Wimbledon), Clijsters (Cincinnati) et Wozniacki (US Open) ont d’évidence ébranlé la détermination de la russe. Ses choix tactiques désastreux sur le court suggèrent peut-être le besoin urgent d’entendre un nouveau discours …
(15)Â 11. Li Na (CHI)
(NC)Â 12. Justine Henin (BEL)
(31)Â 13. Shahar Peer (ISR)
(10)Â 14. Agnieszka Radwanska (POL)
(20)Â 15. Nadia Petrova (RUS)
(11)Â 16. Marion Bartoli (FRA)
(22)Â 17. Ana Ivanovic (SER)
(14)Â 18. Maria Sharapova (RUS)
(26)Â 19. Aravane Rezai (FRA
(63)Â 20. Maria Kirilenko (RUS)

[Svetlana Kuznetsova]
Top 30
Le fait majeur de cette partie, c’est la dégringolade de Svetlana Kuznetsova, qui n’a pourtant pas souffert de blessures ! Hormis un titre à San Diego, rien n’a fonctionné pour la russe, pas assez rigoureuse dans son jeu de jambes, et en manque de confiance. Sa brève collaboration d’avec Loic Courteau n’a rien changé. Elle a toutefois les moyens de rebondir, vu qu’elle va aborder 2010 sans de statut à assumer. Yanina Wickmayer et Flavia Pennetta quittent le Top 20, en raison de résultats moyens et peu marquants. Wickmayer s’en sort bien vu les circonstances chahutées de son inter-saison, et sa blessure au coude. En revanche, pas d’explications pour l’italienne, parfois peu concernée par les événements pendant certaines de ses rencontres. Daniela Hantuchova, elle, poursuit sa progressive descente au classement.
Bravo à Kaia Kanepi, 120ème en Avril (!) après une saison 2009 à oublier, et qui a été remarquable en 2010, en passant d’abord par des petits tournois pour retrouver un classement plus digne de son standing. Ses problèmes à la hanche, et ses soucis personnels semblent derrière elle, et au vu de son arsenal technique amélioré, l’estonienne peut viser plus haut l’an prochain. Anastasia Pavlyuchenkova est aux portes du Top 20, ce qui montre tout le talent naturel dont elle bénéficie : en effet, son physique costaud est plus endurant qu’il n’y paraît, mais son coup d’Å“il ne compense pas assez sa lenteur sur le court, tout comme un manque de vision tactique assez criant, et un manque d’évolution technique. Une progression au classement à nuancer. Alexandra Dulgheru a bien digéré les 300 places gagnées l’an passé : la roumaine finit au sein du Top 30 en ayant montré un jeu davantage tout-terrain que l’an passé. Son intelligence (capacité à se remettre en question sur tous les plans) va probablement la pousser à maximiser son potentiel. Alisa Kleybanova, en ce qui la concerne, reste stable, et n’arrive pas encore à trouver la régularité nécessaire pour s’insérer dans le Top 20, voir mieux. Maria Jose Martinez Sanchez aurait aussi pu être mieux placée, mais sa blessure au dos a gâché une forme étincelante. Enfin, Zheng Jie gagne 10 places … mais elle est blessée pour une longue durée au poignet. Et surtout, sa demi-finale de l’Open d’Australie cache le reste d’une saison sans autre réel temps forts.
(41)Â 21. Anastasia Pavlyuchenkova (RUS)
(61) 22. Kaïa Kanepi (EST)
(16)Â 23. Yanina Wickmayer (BEL)
(12)Â 24. Flavia Pennetta (ITA)
(29)Â 25. Alisa Kleybanova (RUS)
(36)Â 26. Zheng Jie (CHI)
(03)Â 27. Svetlana Kuznetsova (RUS)
(27)Â 28. Maria Jose Martinez Sanchez (ESP)
(51)Â 29. Alexandra Dulgheru (ROU)
(25)Â 30. Daniela Hantuchova (SLQ)

[Julia Goerges]
Top 50
Petra Kvitova et Tsvetana Pironkova doivent leurs rangs à Wimbledon, où elles ont été toutes les deux en 1/2 finales. Pour le reste, 2010 n’a pas été très saisissant. Elles vont donc profiter d’un classement sympathique au moins jusqu’en juillet prochain. Dommage que Kvitova ne soit pas capable de garder le niveau de jeu qu’elle a montré à Londres (un peu à l’image de Lucie Safarova, une autre gauchère tchèque incapable de constance … et d’ambition). D’autres joueuses ont en revanche progressé sur la base de résultats réguliers : elles sont toutes les trois allemandes ! Andrea Petkovic, Julia Goerges et Angelique Kerber donnent de l’espoir à leur fédération, avec des styles de jeux bien différents qui s’adaptent à la plupart des surfaces. Chacune a son problème résoudre : mental friable pour Petkovic, choix tactiques pour Goerges, et indolence pour Kerber. Il faut aussi mentionner les progrès de la percutante Jarmila Groth, de la discrète Anastasija Sevastova, dont on ne parle pas assez, mais qui a un beau coup de patte, et de Polona Hercog (dont le faible revers risque de limiter sa progression). Yaroslava Shvedova termine 39ème, mais aurait pu prétendre à bien mieux, mais elle s’est déconcentrée après Roland-Garros, semblant plus mobilisée par le double que par le simple. Roberta Vinci et Klara Zakopalova n’incarnent pas l’avenir du tennis féminin, mais on peut saluer leurs saisons respectives très réussies, tout comme le retour remarqué de Kimiko Date-Krumm au sein du Top 50, avec une fin de saison spectaculaire.
(30)Â 31. Dominika Cibulkova (SLQ)
(56)Â 32. Andrea Petkovic (ALL)
(42)Â 33. Lucie Safarova (TCH)
(61)Â 34. Petra Kvitova (TCH)
(99)Â 35. Tsvetana Pironkova (BUL)
(33)Â 36. Alona Bonarenko (UKR)
(40)Â 37. Agnes Szavay (HON)
(64)Â 38. Roberta Vinci (ITA)
(53)Â 39. Yaroslava Shvedova (KAZ)
(78)Â 40. Julia Goerges (ALL)
(95)Â 41. Klara Zakopalova (TCH)
(112) 42. Jarmila Groth (AUS)
(48)Â 43. Sara Errani (ITA)
(43)Â 44. Patty Schnyder (SUI)
(83)Â 45. Anastasija Sevastova (LET)
(82)Â 46. Kimiko Date-Krumm (JAP)
(106) 47. Angelique Kerber (ALL)
(71)Â 48. Polona Hercog (SLO)
(37)Â 49. Gisela Dulko (ARG)
(60)Â 50. Ekaterina Makarova (RUS)

[Bojana Jovanovski]
Top 80
Évoquons déjà 4 joueuses habituées au yo-yo : Sofia Arvidsson reste fidèle à son credo, en jouant bien une année sur deux. De mauvaise augure pour l’an prochain !! L’inusable Tamarine Tansugarn est bien revenue après un inquiétant passage à vide et des douleurs au bras droit. Après un mariage bien fêté en 2009, Bethanie Mattek-Sands s’est remise au travail avec succès, alors que la talentueuse Romina Oprandi a fait tourner en bourrique beaucoup d’adversaires avec son jeu tout en finesse.
Arantxa Parra-Santonja, Elena Baltacha (surtout les 5 premiers mois) et Anastasia Rodionova ont bien amélioré leurs classements de façon plutôt régulière, mais difficile de les voir sortir du ventre mou du Top 100 pour autant. Johanna Larsson s’est révélée au plus haut niveau cette année à la force de son service et de son coup droit. Bojana Jovanovski sera aussi une joueuse à suivre l’an prochain, si elle parvient à bien choisir ses tournois, ce qui reste contestable au vu de cette année : la serbe joue beaucoup, et connaît pas mal d’irrégularités. Alla Kudryavtseva ne doit surtout son classement qu’à deux tournois réussis sur deux semaines consécutives, et Varvara Lepchenko a bien géré ses tournois ITF.
Parmi les chutes notables dans cette partie du classement, il y a bien sûr le cas Dinara Safina, dont on se demande si le dos pourra tenir sur le long terme. Elle a évidemment les moyens de revenir au moins dans le Top 10, mais l’an prochain sera crucial quant à sa capacité à reprendre confiance sur son service, base angulaire du reste de son jeu. Pas de chance avec les blessures non plus pour Carla Suarez-Navarro, qui a eu bien du mal à trouver ses meilleures sensations après son retour sur les courts, y compris en ITF… Une autre espagnole est en chute libre : Anabel Medina-Garrigues, en plein déni (elle est toujours persuadée que tout va pour le mieux) travaille moins en dehors des courts, et cela s’en est ressenti. Elena Vesnina baisse nettement aussi, mais elle a tout de même limité les dégâts, ce qui n’était pas gagné sur ce qu’on avait vu les 3 premiers mois ! Peng Shuai, malade pendant près de deux mois, n’est plus coachée par Guillaume Peyre (encore un énième entraîneur d’usé pour la chinoise !): son potentiel risque bien de n’être jamais exploité . Il faut dire qu’elle a son petit caractère, ce qui ne la rend pas facile à diriger sur les courts.
Olga Govortsova, tellement fragile en fin de matches, recule pas mal (et surtout, aucune solution perceptible dans son jeu) ; Melanie Oudin n’a pas confirmé (son jeu demande beaucoup d’énergie, et elle a traîné l’US Open 2009 comme un fardeau) ; et même si elle se sent mieux, Alizé Cornet a encore cédé 28 rangs en 2010. Pas beaucoup de changement pour Timea Bacsinszky et Anna Chakvetadze, incapables de percer le Top 50 (ou mieux).
(54)Â 51. Timea Bacsinszky (SUI)
(124) 52. Sofia Arvidsson (SUE)
(24)Â 53. Elena Vesnina (RUS)
(44)Â 54. Vera Dushevina (RUS)
(89)Â 55. Elena Baltacha (GBR)
(70)Â 56. Anna Chakvetadze (RUS)
(34)Â 57. Carla Suarez-Navarro (ESP)
(111)Â 58. Tamarine Tanasugarn (THA)
(152) 59. Bethanie Mattek-Sands (USA)
(43)Â 60. Iveta Benesova (TCH)
(90)Â 61. Alla Kudryavtseva (RUS)
(02)Â 62. Dinara Safina (RUS)
(97)Â 63. Anastasia Rodionova (AUS)
(91)Â 64. Arantxa Parra-Santonja (ESP)
(49)Â 65. Melanie Oudin (USA)
(220) 66. Romina Oprandi (ITA)
(69)Â 67. Barbora Zahlavova Strycova (TCH)
(169) 68. Johanna Larsson (SUE)
(85)Â 69. Akgul Amanmuradova (OUZ)
(55)Â 70. Sybille Bammer (AUT)
(189) 71. Bojana Jovanovski (SER)
(47)Â 72. Peng Shuai (CHI)
(28)Â 73. Anabel Medina-Garrigues (ESP)
(52)Â 74. Olga Govortsova (BIE)
(93)Â 75. Edina Gallovits (ROU)
(72)Â 76. Ayumi Morita (JAP)
(81)Â 77. Kirsten Flipkens (BEL)
(50)Â 78. Alize Cornet (FRA)
(114) 79. Varvara Lepchenko (USA)
(80)Â 80. Kristina Barrois (ALL)

[Simona Halep]
Top 100
Beaucoup de hausses au classement qui consacrent des joueuses très expérimentées, qui ont déjà connu les joies du Top 100 plus tôt dans leurs carrières : Voracova, Ondraskova, Dominguez Lino, Arn, Meusburger et Johansson peuvent être satisfaites de la manière dont elles ont, week in week out, regagné leurs places au soleil.
Simona Halep, Regina Kulikova et Tamira Paszek ont largement les moyens d’aller encore plus haut : la roumaine se doit de faire mieux sur surfaces rapides, la russe … de ne plus se blesser tous les deux mois, et l’autrichienne de se construire un service. Sans oublier la constance, évidemment. Beaucoup d’équations à résoudre, donc. Ksenia Pervak a joliment amélioré son tennis, et si elle a un bras moins talentueux que les trois autres joueuses citées précédemment, elle peut, sur la base de sa rigueur au travail (une vraie qualité aujourd’hui quand on voit le nombre de joueuse qui ne se remettent pas assez en question), prétendre continuer sa progression … sauf burn out dû à un trop-plein de tournois. Autre montée, celle de Zhang Shuai (quasi exclusivement en ITF), une chinoise très vive au jeu à deux mains, mais dont dont le manque de puissance risque de la faire stagner, à l’image d’Ayumi Morita par exemple. Enfin, Mathilde Johansson rentre dans le Top 100 in extremis, alors qu’elle était au-delà du 230ème rang il y a quelques mois. Là encore, un calendrier judicieux en ITF l’a remise sur de bons rails.
La baisse la plus spectaculaire de cette section est celle de Sorana Cirstea, littéralement aux abois depuis de trop nombreux mois. Elle est pourtant souvent bien encadrée, mais elle rencontre les mêmes problèmes à chaque fois, que ce soit au sein de la Team Adidas (à l’époque) ou de l’académie Mouratoglou, avec un jeu de jambes trop statique, et aucun fil tactique visible. Les lentes érosions de Brianti, Garbin, Mayr et Craybas ne sont en revanche guère des surprises.
(210) 81. Simona Halep (CRO)
(135) 82. Renata Voracova (TCH)
(101) 83. Monica Niculescu (ROU)
(180) 84. Zuzanna Ondraskova (TCH)
(138) 85. Lourdes Dominguez Lino (ESP)
(79)Â 86. Vania King (USA)
(59)Â 87. Tathiana Garbin (ITA)
(231) 88. Greta Arn (HON)
(104) 89. Sandra Zahlavova (TCH)
(186) 90. Tamira Paszek (AUT)
(153) 91. Zhang Shuai (CHI)
(74)Â 92. Alberta Brianti (ITA)
(128) 93. Regina Kulikova (RUS)
(117) 94. Yvonne Meusburger (AUT)
(46)Â 95. Sorana Cirstea (ROU)
(96)Â 96. Karolina Sprem (CRO)
(139) 97. Ksenia Pervak (RUS)
(77)Â 98. Jill Craybas (USA)
(86)Â 99. Patricia Mayr (AUT)
(125) 100. Mathilde Johansson (FRA)

[Coco Vandeweghe]
Top 120
Trois américaines se suivent et vont se tirer la bourre en 2010 : Christina Mc Hale (qui termine en revanche mal l’année), Coco Vandeweghe (des gros coups d’éclats, mais peu de régularité) et Alison Riske (formidable à Birmingham et en fin de saison ITF, qui présente à mon sens le plus de promesses). A suivre aussi avec intérêt, la canadienne Rebecca Marino, qui a vraiment les armes pour espérer encore mieux (cela va consoler les mauvaises saisons de ses compatriotes !). Andrea Hlavackova possède aussi un beau jeu puissant vers l’avant, mais elle n’a pas eu de résultats significatifs en WTA.
Parmi les plus fortes progressions se cachent des histoires intéressantes : Mirjana Lucic est donc aux portes du Top 100, avec un second semestre très intéressant (à la fois en WTA et ITF), mais va devoir réapprendre à gérer son calendrier (ses derniers résultats IT sont de nouveau en baisse actuellement) ; Laura Pous Tio est bien revenue de sa suspension pour dopage, notamment sur terre battue, mais s’est faite discrète dans la deuxième partie de saison ; Alicia Molik a énormément avancé au classement … mais les 6 derniers mois ont été franchement mauvais ; Anna Lapushchenkova n’a pas su confirmer son super tournoi à Stuttgart (et a carrément zappé l’US Open car elle était « fatiguée » après avoir gagné un 50.000$ en Russie) ; Chanelle Scheepers n’a pas non plus tenu la longueur après 6 très bons premiers mois (et un 1/8ème de finale au passage à Roland-Garros) : même constat pour Sophie Ferguson.
Parmi les déceptions, on trouve Kateryna Bondarenko (certes très souvent blessée cette saison) et Magdalena Rybarikova, qui a eu trop tendance à céder à la passivité malgré des armes décisives (service, coup droit). Il y a beaucoup de choses à construire qui plus est d’un point de vue technique (revers, volée). Mais je ne connais pas vraiment la manière dont elle s’entraîne au quotidien, donc difficile de savoir si elle va réagir ou non l’an prochain. Elle a déjà pris le parti de jouer des ITF, ce qui n’est pas un mal. Après Hsieh l’an passé, Chan et Chang régressent également (de façon moins évidente, je vous l’accorde ! )
(182) 101. Rebecca Marino (CAN)
(109) 102. Pauline Parmentier (FRA)
(113) 103. Evgeniya Rodina (FRA)
(45)Â 104. Magdalena Rybarikova (SLQ)
(288) 105. Mirjana Lucic (CRO)
(158) 106. Andrea Hlavackova (TCH)
(130) 107. Chanelle Scheepers (RSA)
(719) 108. Laura Pous Tio (ESP)
(94)Â 109. Chan Yung-Jan (TPE)
(309) 110. Alicia Molik (AUS)
(65)Â 111. Lucie Hradecka (TCH)
(110) 112. Maria Elena Camerin (ITA)
(32)Â 113. Kateryna Bondarenko (UKR)
(354) 114. Coco Vandeweghe (USA)
(218) 115. Christina Mc Hale (USA)
(19)Â 116. Virginie Razzano (FRA)
(165) 117. Anna Lapushchenkova (RUS)
(222) 118. Alison Riske (USA)
(92)Â 119. Chang Kai-Chen (TPE)
(141) 120. Sophie Ferguson (AUS)

[Kurumi Nara]
Top 150
Olivia Sanchez, Mandy Minella et surtout Jamie Hampton font parties des joueuses qui ont marqué le circuit ITF cette saison, avec beaucoup de succès (et même un première incursion en Grand Chelem pour Minella). Autant les deux premières citées semblent ici à leur niveau plancher (délicat d’envisager une progression outre-mesure à ce stade de leurs carrières), autant Hampton est en pleine progression : à suivre, au moins sur dur dans un premier temps. Kurumi Nara pourrait être la relève japonaise, mais sa blessure à la fin de l’été a stoppé son élan, après des résultats consistants en ITF. Sa compatriote Namigata, aussi en hausse, n’est en revanche pas d’une nouvelle génération nippone (28 ans).
Notons le calage étonnant de Mariana Duque Marino après son triomphe à Bogota : son classement ne reflète donc pas son niveau actuel, en dépit du nombre de places acquises. Quant à Pivovarova, elle a certes bien rebondi en 2010, mais elle est fréquemment en proie à des pépins physiques.
Pour les gadins, on recense surtout celui d’Aleksandra Wozniak (peu préparée, donc souvent blessée) ainsi que la chute de Petra Martic, dont l’engouement au labeur est difficilement perceptible (du talent à revendre, mais un mental trop léger). Comme prévu, Arantxa Rus bloque toujours sur cette barrière des 100, et Stefanie Voegele, malgré des qualités techniques évidentes, n’arrive pas à bien mettre son jeu en place. Malek, Koryttseva ou encore Dubois ont reculé de façon significative (la britannique a du mal à trouver la motivation depuis son come-back sur les courts).
(98)Â 121. Anastasia Yakimova (BIE)
(105) 122. Zuzana Kucova (TCH)
(100) 123. Anne Keothavong (GBR)
(315) 124. Olivia Sanchez (FRA)
(216) 125. Anastasia Pivovarova (RUS)
(35)Â 126. Aleksandra Wozniak (CAN)
(76)Â 127. Stefanie Voegele (SUI)
(191) 128. Mariana Duque Marino (COL)
(185) 129. Junri Namigata (JAP)
(147) 130. Nuria Llagostera Vives (ESP)
(174) 131. Kurumi Nara (JAP)
(184) 132. Han Xinyun (CHI)
(241) 133. Mandy Minella (LUX)
(181) 134. Anna Tatishvili (GEO)
(57)Â 135. Jelena Dokic (AUS)
(628) 136. Jamie Hampton (USA)
(68)Â 137. Tatjana Malek (ALL)
(107) 138. Arantxa Rus (HOL)
(134) 139. Sesil Karatantcheva (KAZ)
(131) 140. Vesna Manasieva (RUS)
(129) 141. Michaella Krajicek (HOL)
(149) 142. Petra Cetkovska (TCH)
(214) 143. Nina Bratchikpva (RUS)
(84)Â 144. Petra Martic (CRO)
(119) 145. Masa Zec Peskiric (SLO)
(120) 146. Mariya Koryttseva (UKR)
(103) 147. Rossana De Los Rios (PAR)
(262) 148. Eva Birnerova (TCH)
(108) 149. Stephanie Dubois (CAN)
(142) 150. Corinna Dentoni (ITA)

[Sloane Stephens]
Top 200
Flopée de jeunes joueuses en progression : Sally Peers (bon US Open), Aljla Tomljanovic, Heather Watson (bons résultats en ITF), Zarina Diyas (à nuancer, car c’est le seul tournoi de Moscou qui lui a permis d’avancer au classement), Magda Linette (attention à cette polonaise de 19 ans, en grande réussite en ITF), Sloane Stephens et Noppawan Lertcheewakarn. Les retours de Liana Ungur et Anne Kremer (!) sont à féliciter, après de longues périodes de blessures et de doutes pour ces deux joueuses. Un mot pour les françaises Piquion, Laurendon et Thorpe, qu’on ne voyait vraiment pas intégrer le Top 200 cette saison : leurs choix de tournois se sont avérés justes. On a un peu perdu de vue Beatriz Garcia Vidagany, victorieuse de … Clijsters à Marbella, sans réelle confirmation.
Sania Mirza, Anna-Lena Groenefeld, Urszula Radwanska et Sabine Lisicki ont bien descendu de standing : là encore, le poids des blessures est un tribut bien lourd qu’elles ont payé (encore que pour Mirza et Groenefeld, la motivation est souvent aléatoire et un paramètre décisif). Lisicki a eu l’intelligence de longuement s’arrêter pour se soigner. La fin de saison montre qu’un retour au premier plan sera dur, comme cela a pu être le cas avec Michaella Krajicek. Olaru et O’Brien ont elles sombré vers un un ordinaire très médiocre.
(164) 151. Olga Savchuk (UKR)
(144) 152. Ekaterina Ivanova (RUS)
(142) 153. Alexandra Panova (RUS)
(225) 154. Elena Bovina (RUS)
(172) 155. Anna Floris (ITA)
(348) 156. Sally Peers (AUS)
(353) 157. Aljla Tomljanovic (CRO)
(200) 158. Misaki Doi (JAP)
(377) 159. Liana Ungur (ROU)
(281) 160. Lee Jin-A (COR)
(121) 161. Darya Kustova (BIE)
(127) 162. Kathrin Woerle (ALL)
(366) 163. Laura Thorpe (FRA)
(118) 164. Vitalia Diatchenko (BIE)
(559) 165. Anne Kremer (LUX)
(58)Â 166. Sania Mirza (IND)
(160) 167. Eleni Daniilidou (GRE)
(251) 168. Julia Cohen (USA)
(67)Â 169. Anna-Lena Groenefeld (ALL)
(183) 170. Silvia Soler Espinosa (ESP)
(146) 171. Stephanie Foretz Gacon (FRA)
(122) 172. Stephanie Cohen-Aloro (FRA)
(206) 173. Zarina Diyas (KAZ)
(123) 174. Ekaterina Bychkova (RUS)
(126) 175. Julia Schruff (ALL)
(588) 176. Heather Watson (GBR)
(279) 177. Beatriz Garcia Vidagany (ESP)
(379) 178. Nathalie Piquion (FRA)
(23)Â 179. Sabine Lisicki (ALL)
(88)Â 180. Katie O’Brien (GBR)
(320) 181. Florencia Molinero (ARG)
(73)Â 182. Raluca Olaru (ROU)
(219) 183. Catalina Castano (COL)
(265) 184. Lesya Tsurenko (UKR)
(204) 185. Arina Rodionova (RUS)
(192) 186. Lindsay Lee-Waters (USA)
(258) 187. Anais Laurendon (FRA)
(226) 188. Maria Irigoyen (ARG)
(155) 189. Madison Brengle (USA)
(115) 190. Shenay Perry (USA)
(66)Â 191. Urszula Radwanska (POL)
(277) 192. Cagla Buyukakcay (TUR)
(211) 193. Yuliya Beygelzimer (UKR)
(1008)194. Magda Linette (POL)
(133) 195. Valerie Tetreault (CAN)
(277) 196. Ana Vrljic (CRO)
(207) 197. Ryoko Fuda (JAP)
(802) 198. Sloane Stephens (USA)
(384) 199. Noppawan Lertcheewakarn (TPE)
(289) 200. Irena Pavlovic (CRO)

[Melinda Czink]
Elles ont quitté le Top 200
Melinda Czink n’a gagné qu’un seul match en plusieurs mois de compétition : victime de problèmes personnels, la hongroise a préféré prendre 6 mois loin du circuit. On n’a pas d’autres informations pour cette joueuse qui avait réussi une superbe année 2009. Julie Coin, en nette méforme, est l’autre joueuse en activité du Top 100 (fin 2009) à ne plus être dans le Top 200. On remarque que pas mal de joueuses en grosse progression l’an passé n’ont pas assumé : Kristina Kucova (énorme trou d’air pour elle !), Sharon Fichman, Elena Chalova, Olivia Rogowska, Heidi El Tabakh ou encore Ksenia Lykina.
Amélie Mauresmo [24/FRA] (Retraitée) ; Melinda Czink [38/HON] (problèmes personnels) ; Julie Coin [75/FRA]; Galina Voskoboeva [102/KAZ] ; Kristina Kucova [105/SLQ] ; Sharon Fichman [132/CAN] ; Lilia Osterloh [136/USA] ; Alexa Glatch [137/USA] ; Marta Domachowska [138/POL] ; Monique Adamczak [145/AUS] ; Yurika Sema [147/JAP] ; Severine Bremond [150/FRA] ; Elena Chalova [151/RUS] ; Olivia Rogowska [154/AUS] ; Julia Vakulenko [156/UKR] (retraitée) ; Camille Pin [157/FRA] (retraitée) ; Melanie South [159/GBR] ; Angela Haynes [161/USA] ; Heidi El Tabakh [162/CAN] ; Lenka Wienerova [163/SLQ] ; Maret Ani (retraitée) [166/EST] ; Yuliana Fedak [167, UKR] ; Ekateryna Dzehalevich [168/BIE] ; Carly Gullickson [169/USA] ; Katalin Marosi [171/HON] ; Neuza Silva [173/POR] ; Yulia Fedossova [175/FRA] ; Oksana Kalashnikova [176/GEO] ; Eva Hrdinova [177, TCH] ; Lauren Albanese [178/USA] ; Ksenia Lykina [179/RUS] ; Nikola Hofmanova [187, AUT] ; Nicole Vaidisova [188/TCH] ; Claire Feuerstein [190/FRA] ; Ksenia Palkina [193/ KGI] ; Tomoko Yonemura [194/JAP] ; Aiko Nakamura [195/ JAP] ; Eva Fernandez-Brugues [196/ESP] ; Maria Fernanda Alves Teveran [198/BOL] ; Virginia Ruano-Pascual [199/ESP]
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Le classement de fin d’année 2009 (WTA) : l’heure du bilan
Tags:classement wta tenfem tennis 2010·WOZNIACKI NUMBER 1·zvonareva serena williams bilan wta tennis féminin

[Francesca Schiavone, Flavia Pennetta, Roberta Vinci, Sara Errani]
Sans surprise, l’Italie a conservé son titre en finale de la Fed Cup, avec un succès sur les Etats-Unis (3-1). C’est la troisième fois en 5 ans que les transalpines remportent le trophée. La première journée a vu deux victoires logiques de Schiavone (62 64 contre Vandeweghe) et Pennetta (76 62 face Mattek-Sands) pour voir l’Italie prendre un avantage avant dimanche. Le choix de Mary Joe Fernandez de laisser Melanie Oudin sur le banc des remplaçantes, hautement discutable, a été largement critiqué sur la blogosphère américaine.
D’autant plus qu’Oudin, qui a remplacé Mattek-Sands dimanche, a joué le match parfait pour largement disposer de Francesca Schiavone (63 61). Mais malgré cette lueur d’espoir, c’était bien trop juste pour cette équipe américaine et les fragiles épaules de Vandeweghe, qui a plié face à Pennetta (61 62) sans parvenir à se libérer. Notons aussi que l’éviction de Vania King de l’équipe américaine a pas mal fait débat ces derniers jours (King a pourtant gagné les deux derniers Grands Chelems en double), car elle elle repose sur une mésentente profonde entre cette dernière et Fernandez. Difficile dans ses conditions de déstabiliser l’Italie, composée d’une équipe solidaire et homogène.
RESULTATS
Vendredi
F. Schiavone (ITA) bat C. Vandeweghe (USA) 62 64
F. Pennetta (ITA) bat B. Mattek-Sands (USA) 76(4) 62
Samedi
M. Oudin (USA) bat F. Schiavone (ITA) 63 61
F. Pennetta (ITA) bat C. Vandeweghe (USA) 61 62
Tags:fed cup italie etats unis·schiavone pennetta vandeweghe melanie oudin

[Ana Ivanovic, Alisa Kleybanova]
C’est Ana Ivanovic qui s’est octroyée le titre à Bali, ce tournoi qui réunissait les 6 joueuses les mieux classées ayant gagné un tournoi de catégorie International, ainsi que deux wild-cards. Après avoir balayé Anastasia Pavlyuchenkova (60 61), la serbe a en revanche dû s’employer le week-end dernier pour se débarrasser de Kimiko Date-Krumm (75 67 62), puis pour disposer d’Alisa Kleybanova (62 76). Ivanovic avait déjà renoué avec le succès sur le circuit en s’imposant à Linz il y a quelques semaines. Grâce à cette victoire indonésienne, la N°2 serbe finit la saison au sein du Top 20 (très exactement au 17ème rang).
Ana Ivanovic a nettement dominé les débats dans la première manche, face à une adversaire qui a été trahie par son coup droit à partir de 2-2. Mais Kleybanova a ensuite tenu la dragée haute à l’ex N°1 mondiale au cours d’un second set où les serveuses ont fait la loi. La russe a même obtenu deux balles de break cruciales à 5-5 15-40, mais Ivanovic a parfaitement géré ces moments chauds, en tirant par exemple un excellent passing de coup droit en bout de course. La serbe a terminé un jeu décisif de bonne qualité sur un ace.Une fin de saison convaincante, donc, pour la joueuse serbe, qu’il faudra surveiller de près. Alisa Kleybanova pourra regretter son entame de match trop poussive, alors qu’elle avait été impeccable dans ce secteur contre Aravane Rezai et Daniela Hantuchova, toutes les deux largement éliminées par la russe dans ce tournoi. Cette dernière, qui est restée entre la 20ème et la 30ème place mondiale tout au long de la saison, va devoir ajouter d’autres armes à son arsenal offensif, et surtout, davantage de constance.
Dans le match pour la 3ème place, Kimiko Date-Krumm a une nouvelle fois pris le meilleur en 2010 sur Daniela Hantuchova, en deux manches (75 75). Menée 4-0 dans le premier set, la slovaque a enchaîné 5 jeux consécutifs pour virer en tête, puis … finalement perdre la manche dans la foulée ! Le second set a vu la confirmation de la domination de la japonaise, qui termine ainsi l’année dans le Top 50 (46ème !), à 40 ans.
RESULTATS
Finale – Simple
Ana Ivanovic (SER) bat Alisa Kleybanova (RUS) 62 76(5)
3ème Place
(WC) Kimiko Date-Krumm (JAP) bat (WC) Daniela Hantuchova (SLQ) 75 75
Tags:alisa kleybanova wta tennis tenfem wta·ana ivanovic

Les deux premiers 1/4 de finale du tournoi de Bali ont livré leurs verdicts : Kimiko Date-Krumm et Ana Ivanovic se sont imposées respectivement face à Li Na et Anastasia Pavlyuchenkova, au terme de parties aux scénarios sensiblement différents.
Date- Krumm a donc une nouvelle fois épaté son monde en glanant une victoire de prestige contre Li Na, en trois manches disputées (64 36 64). Un succès qui confirme (s’il y avait besoin) des dernières semaines remplies de performances de choix (Stosur, Peer et Sharapova sont par exemple tombées face à elle cet automne). Sur la surface extrêmement rapide proposée par Bali, la prise de balle précoce de la japonaise a été un atout non négligeable pour juguler la puissance de jeu naturelle de la tête de série N°1. Après un bon départ (5-2), avec un jeu plus consistant et créatif (montées au filet à contretemps), Date-Krumm a baissé de régime et s’est frustrée progressivement face à son manque de réalisme en fin d’échanges. Li a de son côté connu une certaine réussite en jouant droit devant elle, pour donner le moins d’angles possibles à son adversaire. La chinoise a ainsi progressivement renversée la vapeur (46 63 3-1). Mais elle a manqué d’audace pour terminer le travail, et contre une joueuse aussi expérimentée que l’ancienne N°4 mondiale, cela n’a pas pardonné : la japonaise a mieux anticipé les longs de ligne adverses, et a repris le chemin du filet, pour boucler l’affaire à sa quatrième balle de match (64 36 64), après 2h22 de jeu … bien aidée par une double-faute de Li Na. Dans l’ensemble, la rencontre a été spectaculaire et agréable à suivre (les conditions de jeu favorisant le jeu offensif dans une filière courte, c’est assez logique … et à méditer quant au choix des surfaces lentes auxquelles on a droit toute l’année).
Moins de suspense pour la correction reçue par Pavlyuchenkova : la russe a coulé face à Ana Ivanovic (60 61), en 56 minutes de jeu. Bien réglée au service, et bien en jambes, la serbe a joué un tennis très propre. Pavlyuchenkova, déjà pénalisée par ses amples préparations et son manque de tonicité physique, a paru bien empruntée, et surtout, guère motivée. Une attitude décevante.
Demain, Aravane Rezaï va commencer la défense de son titre contre la redoutable Alisa Kleybanova, une adversaire qui ne lui réussit pas vraiment, tandis que Yanina Wickmayer défendra ses chances face à Daniela Hantuchova (qu’elle n’a pas encore battue en 4 confrontations). Des parties que TenFem ne pourra pas vous commenter : je suis en déplacement à l’étranger à partir de demain jusqu’à dimanche soir. On se retrouve donc lundi pour le début des analyses et autres bilans de la saison 2010, dans l’optique de l’année suivante ! Désolé pour la gêne occasionnée…
RESULTATS
1/4 de Finale
(WC) Kimiko Date-Krumm (JAP) bat (1) Li Na (CHI) 64 36 64
Ana Ivanovic (SER) bat (3) Anastasia Pavlyuchenkova (RUS) 60 61
Tags:bali wta date krumm ivanovic·tennis wta bali