
Droits Photos: Monique Filippella
PARIS, France – Indoor – Dur
Grand Chelem –Mandatory– Premier 5 – *Premier* – International
- Bethanie Mattek-Sands confirme ses bonnes dispositions de ce dĂ©but de saison. Finaliste Ă Hobart, elle atteint cette fois les 1/2 finales Ă l’Open GDF-Suez de Paris Coubertin, en battant Andrea Petkovic (76 26 63). L’amĂ©ricaine prend ainsi une revanche sur une joueuse qui l’avait battue lors du dernier US Open en Ă©cartant trois balles de match. Il s’agit de la première demi-finale de sa carrière dans un tournoi de catĂ©gorie Premier.
- Jamais vraiment Ă l’aise cette semaine Ă Coubertin, Petkovic a donc cette fois cĂ©dĂ© face aux initiatives adverses, en ratant sa chance lors de la première manche, durant laquelle elle a dilapidĂ© une avance de 5-3. Comme la veille contre Cohen-Aloro, Mattek-Sands a Ă©levĂ© son niveau de jeu, avec des retours de revers très efficaces, et une crĂ©ativitĂ© Ă©tonnante dans son jeu au filet (amorties, agressivitĂ©, lobs, smashs). Plus entreprenante, en insistant sur le coup droit d’une rivale en dĂ©licatesse aujourd’hui avec cet habituel point fort, l’amĂ©ricaine s’est logiquement adjugĂ©e le jeu dĂ©cisif. La joueuse allemande, dĂ©jĂ 1/4 de finaliste de ce mĂŞme tournoi l’an passĂ©, peut regretter sa trop grande nervositĂ©.
- « Je n’ai pas de regrets, mais je suis triste de ma performance, aujourd’hui, c’Ă©tait horrible. Sur chaque frappe, il me manquait 2 ou 3 pas, et elle a fait en sorte qu’il me manque ce temps » a expliquĂ© Andrea Petkovic, qui va prendre deux jours de repos pleins avant de se dĂ©cider d’aller ou non Ă DubaĂŻ. « J’ai beaucoup jouĂ© depuis le dĂ©but de l’annĂ©e, et je n’ai encore pas l’habitude d’enchaĂ®ner les victoires, Ă chaque tournoi. Après tout, il n’y a pas si longtemps, je perdais souvent aux premiers ou seconds tours !Ici, depuis que je suis Ă Paris, je n’arrĂŞte pas de dormir ! Je me suis levĂ©e Ă 11 heures aujourd’hui, dès que j’ai un moment, je somnole. « L’allemande a aussi soulignĂ© « la qualitĂ© de jeu exceptionnelle » de son adversaire « Ă partir de 5-3 jusqu’Ă la fin du set ».
- Bethanie Mattek-Sands, elle, a bien expliquĂ© que « contre les meilleures joueuses, il n’y a pas d’autres solutions que de prendre tous les risques, d’aller de l’avant, et de prendre la balle tĂ´t : dans le cas contraire, on se prend un coup gagnant avant, et Andrea sait très bien le faire ». Pour le reste, l’amĂ©ricaine s’est rĂ©jouie de pouvoir prendre sa revanche : « C’est une douce revanche, parce que la dĂ©faite de l’US Open, avec mes 3 balles de match manquĂ©es, m’avait brisĂ© le cĹ“ur ».
- Pour anecdote, votre humble serviteur a eu un peu honte puisqu’elle m’a signalĂ© devant l’assemblĂ©e comme Ă©tant « The guy with the cool shirt » avant de dĂ©buter la confĂ©rence de presse. Je lui ai donnĂ© sur clĂ© USB des chansons d’Amanda Lear :
- »C’est de la techno ? »
- « Euh …Â non disco, c’est oldies ! »
- « Je suis ouverte Ă tout, j’Ă©coute ce soir, et je te dis demain ! »
VoilĂ pour la suite de la saga du T-Shirt !
RESULTATS
Simple – 1/4 de Finale
(4) Petra Kvitova (TCH) bat (7/WC) Yanina Wickmayer (BEL) 57 63 76(3)
Bethanie Mattek-Sands (USA) bat (6) Andrea Petkovic (ALL) 76(4) 26 63

PARIS, France – Indoor – Dur
Grand Chelem –Mandatory– Premier 5 – *Premier* – International
- Bethanie Mattek-Sands se prĂ©parait Ă jouer Maria Sharapova, et elle s’est finalement retrouvĂ©e dans la peau d’une favorite contre StĂ©phanie Cohen-Aloro. L’amĂ©ricaine s’est dĂ©barrassĂ©e de la joueuse française (76 63), sans savoir qu’il s’agissait du dernier match de la carrière de Cohen-Aloro. Une partie agrĂ©able Ă suivre, mais durant lequel le physique plus affĂ»tĂ© et la confiance de l’amĂ©ricaine a fait la diffĂ©rence.
- Une fois n’est pas coutume, alors que j’Ă©tais censĂ© poser deux questions Ă Bethanie Mattek-Sands, après son double, aux alentours de 21h30, et bien celle-ci, fidèle Ă sa rĂ©putation, s’est montrĂ©e volubile et sympathique, ce qui a contribuĂ© Ă rallonger l’interview, avec la prĂ©sence impromptue de son mari Justin Sands. Outre le passage ci-dessus, voici la retranscription intĂ©grale de l’Ă©change.
TF: Bonjour, Matthieu Barbarin, TenFem.
Bethanie Mattek-Sands: Salut ! Ouah, j’adore ton T-Shirt (en tirant dessus), c’est qui ?
TF: Amanda Lear, une icĂ´ne disco kitsch, j’ai fait un pari avec des collègues italiennes, et c’Ă©tait aussi un signe de reconnaissance pour les lecteurs qui Ă©taient dans les tribunes …
BMS: J’adore ! Elle chante, c’est ça ?
TF: Euh oui, si tu veux je te ramène des morceaux demain !
BMS: Oui, oui, ramène ton IPod !
TF: Bon alors reprenons notre sĂ©rieux : aujourd’hui, tu as mis fin Ă la carrière de StĂ©phanie Cohen-Aloro, qu’est-ce qui a fait la diffĂ©rence ?
BMS: Juste après le match, on me l’a dit, je ne savais pas, et je trouve qu’elle a super bien jouĂ© au dĂ©but, elle Ă©tait en roues libres ! Elle attaquait, faisait des bons slices, servait bien, mais elle a un peu baissĂ© après en commettant quelques fautes directes. J’en ai profitĂ©, et derrière, tout s’est bien passĂ©. Elle jouait en double juste après moi sur le Court N°1, je l’ai fĂ©licitĂ©e et lui ai souhaitĂ© pleins de bonnes choses pour sa nouvelle vie !
TF: Deux choses ont fondamentalement relancĂ© ta carrière manifestement : le mariage avec Justin Sands …
BMS (Rires en se retournant)
En fait, Justin Sands s’Ă©tait glissĂ© derrière nous sans que je le vois
Justin Sands : Continue, on te donne tout le temps que tu veux si tu parles comme ça (rires)!
TF: Donc ce mariage t’a carrĂ©ment transcendĂ©e ! Plus sĂ©rieusement, outre votre union, il y a aussi eu un vrai travail physique, tu n’est plus la mĂŞme joueuse que par le passĂ©, qu’est-ce que tu as changĂ© ces 15 derniers mois ?
BMS: DĂ©jĂ , j’ai vraiment revu ma manière de rĂ©cupĂ©rer entre les matchs, je prends davantage de pauses : j’ai tellement Ă©tĂ© blessĂ©e par le passĂ©, notamment Ă l’Ă©paule. Cette dernière blessure lĂ a Ă©tĂ© une sorte de dĂ©clencheur, j’avais pris trois mois plein de repos, et j’ai changĂ© ma manière de faire.
TF: Au quotidien, comment gérez-vous cela ?
BMS: DĂ©jĂ , je privilĂ©gie vraiment la qualitĂ© Ă la quantitĂ©. Je vois tellement de joueuse qui se blessent Ă cause de surentrainement ! Maintenant, si je fais 40 bonnes minutes, et que je me sens bien avec ce que j’ai travaillĂ©, je ne continue plus par principe en me disant « non, c’est pas assez ». Derrière, je me sens plus fraĂ®che, et donc, plus disponible pour tous mes entraĂ®nements, qui sont plus productifs. Etre la première arrivĂ©e et la dernière partie d’un court, je ne veux plus faire ça. Et aujourd’hui, ça paye !
TF: Tu as dĂ©jĂ connu de beaux succès en double, mais concrètement, qu’est-ce que tu ambitionnes pour ta carrière en simple ?
BMS: Sur le papier, j’aimerais ĂŞtre Top 32, je pense que c’est possible, il y a encore beaucoup de tournois. Les tĂŞtes de sĂ©rie sont bien dĂ©terminĂ©es la semaine d’avant le tournoi, c’est bien ça ?
Justin Sands : Oui oui, et 6 semaines pour savoir si on rentre dans un tableau.
BMS: VoilĂ , donc il y a de la place, du temps. Et puis j’adore la terre battue qui va venir, mĂŞme si ça peut sembler bizarre vu mon jeu.
TF: Tu sembles Ă l’aise sur toutes les surfaces en fait … Dans quel Grand Chelem tu penses avoir une chance de rĂ©ussir un coup, genre une deuxième semaine ?
BMS: Mon premier gros rĂ©sultat Ă©tait Ă Roland-Garros, je m’Ă©tais qualifiĂ©e, et j’avais bien jouĂ© dans le grand tableau ! En gĂ©nĂ©ral, c’est une ville oĂą je me sens bien …
TF: … Avec des journalistes français sympas !
BMS; Oui, surtout quand ils disent du bien de moi, et qu’ils mettent des supers t-shirts, alors lĂ , on ne fait pas mieux ! Il y a pleins d’endroits sympas, et lĂ il y en a un oĂą je meurs d’envie tout Ă l’heure !
TF: Ah oui, lequel ?
BMS et JS , en chĹ“ur: « L’EntrecĂ´te ! »
TF: Super, on parle de fitness, de préparation physique, et là , vous allez vous empiffrer !
BMS : je suis une joueuse de tennis : j’ai besoin de protĂ©ines (rires)
- Par ailleurs, Andrea Petkovic a mis fin au parcours de Kristina Kucova (64 62), sur un score qui ne reflète pas les difficultĂ©s rencontrĂ©es par la joueuse allemande, qui a souvent trop jouĂ© en cadence, ce qui a donnĂ© l’occasion Ă Kucova de bien contrer dans cette filière de jeu. Cette dernière, malgrĂ© des breaks d’avance dans chacun des deux sets, semblait tout de mĂŞme un peu frĂŞle physiquement pour pouvoir rivaliser Ă long terme contre Petkovic. On a pu lui parler un peu après son match.
TF: C’est ce qu’on appelle gagner en jouant mal, non ?Avant, tu avais plus de mal Ă gagner dans ces conditions …
AP: Tu as tout Ă fait raison,c ‘est exactement cela, c’est du winning ugly. Je ne me sens pas très bien en ce moment sur le court, et je crois que j’ai le dĂ©but d’un virus, donc mes sensations ne sont pas forcĂ©ment bonnes sur le court. Mais par rapport Ă avant, je m’en sors, alors que ce genre de partie, il y a encore peu, j’aurais pu la perdre. LĂ , je m’applique bien Ă garder la balle dans le court, et Ă faire avec les moyens du bord.
TF: C’est l’expĂ©rience qui fait la diffĂ©rence …
AP: Oui, je pense aussi, j’ai eu tellement d’expĂ©riences oĂą je craquais en ayant le match en main, des dĂ©faites en passant Ă cĂ´tĂ©, mais dĂ©sormais, je gère mieux tout ça !
TF: Sinon, ton clan est très démonstratif, ce qui peut paraître étonnant à 64 52 au 2ème tour contre une joueuse bien moins classée. Tu as besoin de ça ?
AP: (rires) Non, je n’en n’ai pas besoin, mais en fait je suis pareil. Et encore, je me retiens ! Ma vraie nature, si je me lâchais, ce serait de m’encourage en hurlant comme ça (elle mime un cri), mĂŞme Ă 61 51 pour moi ! (rires). Mon Ă©quipe a du sang serbe, moi aussi, je pense que ça vient de lĂ ! Je me contrĂ´le !
Andrea Petkovic affrontera demain Bethanie Mattek-Sands (« j’ai sauvĂ© 3 balles de match contre elle Ă l’US Open l’annĂ©e dernière, donc je sais que ça va ĂŞtre dur, elle joue très bien ») pour un choc de personnalitĂ©s extravertis.
Le programme de vendredi

PARIS, France – Indoor – Dur
Grand Chelem –Mandatory– Premier 5 – *Premier* – International
- Petit Ă petit, l’oiseau fait son nid. Au charbon dès samedi pendant les qualifications, durant lesquels elle n’avait pas fait grande impression (doux euphĂ©misme !), Jelena Dokic est en train de devenir l’une des belles histoires du tournoi. A la vue de son match contre Svitolina, qui aurait pu prĂ©dire un succès sur Lucie Safarova, finaliste l’an passĂ© ? Qui aurait pu croire à un succès consistant sur une bonne Nadia Petrova (64 76) ? Personne.
- Mais son talent naturel, avec des frappes de balles limpides, un timing exceptionnel, et des amorties bien rĂ©alisĂ©es, lui permettent d’Ă©lever son niveau de jeu de façon spectaculaire dès lors que la confiance refait surface. Avec 4 matchs dans les pattes, et les succès qui vont avec, les secondes balles risquĂ©es, stigmatisĂ©es par nos soins il y a quelques jours auprès d’elle, rentrent soudainement avec une rĂ©ussite Ă©bouriffante. Plus crĂ©ative que Nadia Petrova, qui n’a pas su la faire bouger de façon plus rĂ©currente (pas assez de longs de ligne), et qui a pris moins d’initiatives dans les moments chauds, Dokic a battu son adversaire Ă la rĂ©gulière, mĂŞme si elle est encore loin de son meilleur niveau athlĂ©tique.
- SĂ©parĂ©e de Glenn Schaap depuis peu, mais avec qui elle a tout de mĂŞme travaillĂ© pendant trois mois lors de l’inter-saison, Dokic voyagera seule jusqu’Ă Miami, avant de dĂ©buter sa collaboration avec Michel Kratochvil. On lui a toutefois demandĂ© si elle donnait du crĂ©dit Ă Schaap concernant ses bons rĂ©sultats parisiens. « Oui, je lui dois une partie de ces victoires, parce qu’il m’a vraiment poussĂ© Ă beaucoup travaillĂ©, mais cela n’a pas marchĂ© avec lui pour diffĂ©rentes raisons. Sur le plan tennis, il voulait me faire jouer d’une façon qui ne me convenait pas. D’ailleurs, si vous avez vu mes rencontres Ă Brisbane, Ă Sydney, ou aux play-offs de l’Open d’Australie, c’Ă©tait un autre style qu’aujourd’hui, je me prĂ©cipitais plus. Je prĂ©fère construire mes points, m’engager dans des rallyes, et ce n’est pas ce qu’il voulait. Et sinon, plus personnellement, ce n’Ă©tait juste pas la bonne personne pour moi : il faut que ça fasse « clic », et lĂ , ça n’a pas Ă©tĂ© le cas ».
TF : Qu’est-ce qu’il a voulu changer dans votre jeu ?
« Il voulait changer des gestes très techniques, et il voulait que j »aille plus vers l’avant. Oui, il voulait que j’aille plus au filet, mais ce n’est pas ce que je veux faire ».
Jelena Dokic affrontera Kim Clijsters en 1/4 de finale (« Pour moi, Ă mes yeux, c’est dĂ©jĂ elle la N°1 mondiale, donc je vais jouer ce match sans pression »). Pour anecdote, Dokic avait empĂŞchĂ© Clijsters de garder sa place de N°1 mondiale en la battant en 1/2 finales de Zurich en 2003, ce qui avait permis Ă l’Ă©poque Ă Justine Henin de s’emparer du fauteuil tant convoitĂ©. Faut-il y voir un signe ?
RESULTATS
Simple – 2ème Tour
(Q) Jelena Dokic (AUS) bat (5) Nadia Petrova (RUS) 64 75

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Grand Chelem –Mandatory– Premier 5 – *Premier* – International
Peu de suspense aujourd’hui entre Yanina Wickmayer et Klara Zakopalova, tant cette dernière est passĂ©e au travers de sa rencontre (61 63). Peu amenĂ©e Ă jouer des rallyes, Yanina Wickmayer a donc pu mĂ©nager sa jambe droite encore douloureuse. « Ca va mieux qu’hier, et je pense que ça ira mieux tous les jours maintenant » a dĂ©clarĂ© la N°2 belge satisfaite de sa performance du jour. « Il n’y a que les chocs qui me font mal, sur les grandes courses, mais cela me pousse d’une certaine façon Ă faire encore plus le jeu, Ă prendre ma chance ».
Demain, Yanina Wickmayer dĂ©fiera Petra Kvitova (« elle a très bien commencĂ© l’annĂ©e, elle est très en forme, je ferais de mon mieux »), pour un duel oĂą elle bĂ©nĂ©ficiera d’un avantage fraĂ®cheur indĂ©niable … ce qui est un comble au vu de ses confĂ©rences de presse qui se concentrent avant tout sur un bilan mĂ©dical concernant sa jambe !
RESULTATS
(8/WC) Yanina Wickmayer (BEL) bat Klara Zakopalova (TCH) 61 63